Bouches-du-Rhône : Un instituteur accusé d’avoir blessé un enfant de 4 ans en lui frottant le visage avec une éponge abrasive


Illustration. (Unsplash / David Clarke)

L’affaire a débuté lorsque l’instituteur a téléphoné aux parents du petit César, 4 ans et demi, pour leur signaler que l’enfant était blessé au visage.

Cet enseignant de l’école maternelle « La Quinsounaïo » à Roquevaire (Bouches-du-Rhône) a pris contact avec la mère du garçonnet, mardi 1er octobre. Il lui a affirmé qu’il avait provoqué une réaction allergique à l’enfant en frottant une éponge sur sa joue pour effacer une trace de feutre.


Une importante lésion sur la joue

Lorsque les parents ont récupéré leur fils à l’école, ils ont constaté qu’il présentait une lésion cutanée de 2 cm sur 3 sur sa pommette droite. Elle ressemblait à une brûlure.

D’après les parents, l’instituteur aurait expliqué qu’il a frotté avec une éponge pour que « ça serve d’exemple aux autres enfants », relate France Bleu. César a affirmé à ses parents que l’enseignant avait frotté « avec le côté vert », le côté abrasif de l’éponge.

Une plainte déposée

Le soir-même, ils se sont rendus à la gendarmerie de Roquevaire pour déposer plainte contre l’instituteur de leur fils. Le parquet a ouvert une enquête et a requis qu’un médecin légiste de l’institut médico-légal (IML) de Marseille examine l’enfant.

En parallèle, un médecin généraliste lui a délivré 5 jours d’Incapacité totale de travail (ITT), après avoir relevé « une lésion cutanée de dermabrasion-brûlure ».

L’instituteur remplacé

Le lendemain des faits, l’enseignant n’était pas à son poste pour accueillir les enfants. Il était toutefois prévu qu’il reprenne son exercice sur place car l’Inspecteur d’académie avait affirmé qu’il ne lui appartenait pas, « au regard de l’enquête en cours menée par la gendarmerie, de sanctionner ou de déplacer l’enseignant ».

Face aux vives réactions des parents d’élèves, l’inspecteur d’académie a finalement indiqué dans un courrier qu’une nouvelle enseignante allait remplacer l’instituteur. « Cette décision a été prise non pas en réponse à vos menaces répétées, mais uniquement dans le seul souci d’apaiser le climat sur l’école », a-t-il précisé.

Les résultats de l’enquête attendus

La mère du petit garçon de 4 ans et demi a affirmé qu’il avait été atteint psychologiquement par cet événement. Elle a raconté qu’il s’était remis à faire pipi au lit et à prendre sa sucette. Les parents attendent avec impatience l’issue de l’enquête de gendarmerie.