Cannes : 6 mois de prison avec sursis pour avoir frappé et brisé des côtes à une policière


Illustration. (Adobe Stock)

Elle était venue déposer plainte alors qu’elle était alcoolisée. Face au refus des fonctionnaires, la jeune majeure avait violemment frappé une policière qui avait été sérieusement blessée. La mise en cause a été condamnée ce lundi.

Les faits s’étaient déroulés le 23 août dernier, au commissariat de Cannes (Alpes-Maritimes). Ce jour-là, deux jeunes filles se sont présentées vers 5 heures du matin pour déposer une plainte raconte Nice Matin. Elles ont affirmé avoir été agressées et s’être fait voler un sac à main. Les plaignantes avaient leurs vêtements déchirés et sentaient l’alcool.

Le chef de poste leur a expliqué qu’il n’était pas possible de prendre leur déposition tant qu’elles étaient alcoolisées, leur demandant de ressortir du commissariat. L’une des jeunes filles âgée de 18 ans s’est alors énervée et a insulté les deux policiers sur le parvis, devant le commissariat.

« N*que ta mère sale flic de m*rde ! », a-t-elle notamment lâché. Les fonctionnaires ont décidé de procéder à son interpellation mais la jeune majeure ne s’est pas laissée faire, bien au contraire. Après avoir porté une gifle au policier, elle a donné de violents coups de poing et de pied à sa collègue.

10 jours d’ITT et trois mois d’arrêt de travail

La fonctionnaire a eu deux côtes cassées et deux autres fêlées précise le quotidien. 10 jours d’Incapacité totale de travail (ITT) lui ont été attribués et la victime est restée trois mois en arrêt de travail. Placée en garde à vue, l’agresseur avait ensuite été remise en liberté sous contrôle judiciaire, après une première comparution le 21 septembre dernier.


Cette dernière a été jugée ce lundi par le tribunal correctionnel de Grasse. Elle avait 0,30 mg d’alcool par litre d’air expiré au moment des faits, soit près de 0,70 gramme par litre de sang. Les violences ont par ailleurs été filmées par des vidéosurveillances.

La prévenue a écopé d’une peine de six mois de prison avec sursis probatoire, conformément aux réquisitions du procureur, et devra indemniser les deux victimes.