Cantinière poignardée : son appel à l’aide pour rentrer en Corse «Je ne veux plus rester à Marseille»


Ecole élémentaire de la Pauline à Marseille 9ème arrondissement. (Google)

La cantinière se dit « broyée » et supplie les autorités de lui permettre d’aller exercer en Corse d’où elle est originaire.

« Je vous en supplie, faites nous rentrer, faites nous rentrer chez nous ». À bout de nerfs, c’est par ces mots que cette femme de 44 ans a exprimé sa demande sur la radio France Bleu RCFM, ce vendredi matin.

Sandra Reginensi est la cantinière qui a été agressée à l’arme blanche par un adolescent de 17 ans, vendredi dernier vers 6 heures du matin à Marseille. Fonctionnaire au sein de l’école La Pauline dans le 9ème arrondissement de Marseille, elle a été grièvement blessée lors de l’attaque : trois plaies à l’abdomen et une dans la cuisse gauche, provoquées par les coups de ciseaux et de couteau.

« Je ne veux plus rester à Marseille, je veux rentrer chez moi »

C’était sa deuxième agression en cinq ans. La quadragénaire a fondu en larmes dans un témoignage bouleversant : « Physiquement et psychologiquement, je suis broyée. Je suis choquée, traumatisée, et c’est de plus en plus compliqué » a-t-elle raconté au micro de France Bleu RCFM.

Son appel à l’aide est adressé à Gilles Siméoni, Jean-Guy Talamoni, au maire de Corte et au maire de son village Venaco, Michel Mezzadri. Ce dernier a affirmé que le témoignage de Sandra lui a fait monter les larmes aux yeux et qu’il essaie de trouver des solutions. Son statut de fonctionnaire « est un frein » a-t-il concédé.


« Les chrétiens il faut les tuer, et aujourd’hui c’est toi qui vas mourir »

La cantinière a en effet vécu l’enfer durant quelques minutes : « Il a commencé à m’étrangler, à me rouer de coups. Il m’a dit : ‘Moi je suis musulman, les chrétiens il faut les tuer, et aujourd’hui c’est toi qui va mourir. Je sais que ce n’est pas bien, c’est pêché, je fais la prière mais je vais le faire quand même’ », a témoigné Sandra au micro de RTL. Elle affirme l’avoir entendu dire « Allahou Akbar » juste avant qu’il ne la blesse grièvement avec une paire de ciseaux et un couteau de cuisine.

La cantinière ne doit son salut qu’à l’arrivée d’une collègue, Colette, qui lui a permis d’échapper à son agresseur en s’enfermant dans les toilettes.