Castres : Une jeune femme violée à sa sortie de boite de nuit, un suspect écroué

Illustration. (Alexandre Marchi/PhotoPQR/Maxppp)

Les enquêteurs de la brigade de sûreté urbaine (BSU) de Castres et de la police judiciaire de Toulouse ont travaillé sans relâche durant deux semaines pour identifier et interpeller l’auteur présumé du viol d’une jeune femme de 22 ans. Le suspect âgé de 18 ans a été mis en examen et écroué.

C’est dans une boite de nuit de Castres que le violeur présumé a croisé le chemin de sa victime, dans la nuit du 9 au 10 octobre dernier. Cette jeune femme de 22 ans a été violée après avoir quitté l’établissement, puis abandonnée à Saint-Hippolyte dans un lieu isolé, à plusieurs kilomètres de cette discothèque où elle se trouvait avec plusieurs de ses amis. Ces derniers ont donné l’alerte après l’avoir retrouvée vers 4 heures du matin indique une source proche de l’affaire.

La victime, sous le choc et alcoolisée, a raconté ce qui venait de lui arriver aux policiers puis a été amenée à l’hôpital. L’agresseur avait pris la fuite à bord d’une voiture. La jeune femme a déposé plainte et les enquêteurs de la BSU de Castres ont été chargés des investigations. « Les vidéosurveillances de l’établissement de nuit ont été exploitées et ont permis une première identification de l’homme recherché », décrit cette même source. L’auteur serait sorti de la boite de nuit au même moment que sa victime. A-t-il profité du fait qu’elle était alcoolisée pour l’attirer dans sa voiture et la violer ?

Identifié notamment à l’aide de son ADN

Les enquêteurs ont également réalisé des surveillances ainsi qu’un travail de téléphonie avec l’appui de leurs collègues de la PJ, pour tenter de mettre la main sur le violeur. Un suspect âgé de 18 ans, déjà connu des services de police a alors été identifié, « notamment à l’aide des résultats des prélèvements ADN ». Cet homme originaire de la Guinée, apprenti dans le bâtiment, a été interpellé sur son lieu de travail lundi matin avant d’être placé en garde à vue. Un sous-vêtement appartenant à la victime, dérobé au moment du viol, aurait été découvert lors de la perquisition de son domicile, situé à une trentaine de kilomètres de Castres.

Face aux nombreux éléments le mettant en cause, l’auteur présumé aurait reconnu difficilement les faits durant ses auditions. Déféré au terme de sa garde à vue ce mercredi au pôle criminel de Toulouse, il a été mis en examen pour viol avant d’être placé en détention provisoire. Une information judiciaire a été ouverte et les investigations se poursuivent.