«C’est moi seul qui ai organisé mon départ» affirme Carlos Ghosn


Carlos Ghosn le 26 juin 2013 en Russie. (Andrei Kholmov / Shutterstock)

En fuite depuis trois jours après avoir quitté le Japon où il était assigné à résidence, Carlos Ghosn s’est exprimé dans un communiqué.

« C’est moi seul qui ai organisé mon départ » du Japon au Liban, a affirmé l’ancien patron de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi dans un communiqué diffusé par plusieurs médias français ce jeudi après-midi.

« Les allégations selon lesquelles mon épouse et d’autres membres de ma famille auraient organisé mon départ sont fausses et mensongères », a-t-il ajouté. « Ma famille n’a eu aucun rôle », peut-on également lire.

Carlos Ghosn a rejoint le Liban, dont il a la nationalité, ce lundi à l’issue d’une fuite rocambolesque. Le Français serait passé par la Turquie avant de rejoindre le Liban où son lieu de résidence reste inconnu.

Un vol vers la Turquie, puis vers le Liban

Pour fuir du Japon, Carlos Ghosn aurait emprunté un jet privé qui a décollé de l’aéroport de la région du Kansai. L’ancien dirigeant français se serait ensuite posé à l’aéroport Atatürk, à Istanbul (Turquie), selon le quotidien turc Hürriyet. C’est à partir de cet aéroport que M. Ghosn aurait ensuite décollé vers le Liban. L’ex-patron de Renault était en possession d’un passeport français.


D’autre part, Carlos Ghosn est visé depuis ce jeudi par une « notice rouge » d’Interpol. Le Liban n’est toutefois aucunement obligé d’arrêter son ressortissant suite à ce mandat d’arrêt de l’Organisation internationale de police criminelle. Le droit libanais ne permet d’ailleurs pas aux autorités de livrer un de ses ressortissant à un pays étranger.