Interpol a émis un mandat d’arrêt international contre Carlos Ghosn


Carlos Ghosn le 2 octobre 2014. (photo Thesupermat, wikimedia)

Le Liban a reçu ce jeudi 2 janvier un mandat d’arrêt visant Carlos Ghosn, l’ancien patron de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi qui a fuit le Japon ce lundi soir où il était assigné à résidence.

Interpol a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de Carlos Ghosn. « Le parquet général […] a reçu une notice rouge d’Interpol concernant le dossier Carlos Ghosn », a annoncé Albert Sarhane, le ministre libanais de la justice, cité par une agence de presse.

Carlos Ghosn a rejoint le Liban ce lundi à l’issue d’une fuite rocambolesque. Le Français serait passé par la Turquie avant de rejoindre le Liban où son lieu de résidence reste inconnu.

Le Liban n’est pas contraint d’agir

Une « notice rouge » comme l’appelle l’Organisation internationale de police criminelle, est émise à la demande d’un pays membre. Elle ne représente qu’une demande d’arrestation d’une personne recherchée, afin que cette dernière soit remise à un autre pays. Cette notice ne peut pas se substituer à la justice d’un État et l’obliger à arrêter la personne recherchée.

A noter qu’Interpol n’émet pas lui-même de mandats d’arrêt et ne peut déclencher de poursuites ou d’enquête. Les pays membres peuvent seulement demander la publication de « notices rouges ». Il s’agit d’avis de recherches internationaux basés sur des mandats d’arrêts nationaux.


Le gouvernement libanais n’a pas encore exprimé sa position suite à cette demande d’Interpol. Toutefois, le droit libanais ne permet pas aux autorités de livrer un de ses ressortissant à un pays étranger. Carlos Ghosn possède les nationalités française, libanaise et brésilienne.