«Chaque faute doit être sanctionnée» prévient Christophe Castaner au sujet des violences policières ou mot raciste


Christophe Castaner. (photoFrederic Legrand - COMEO / Shutterstock)

Interrogé ce mercredi au Sénat au sujet des violences policières, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a tenu un discours de fermeté.


Au lendemain de la manifestation interdite en soutien de la famille d’Adama Traoré et contre les violences policières, le ministre de l’Intérieur a été interrogé lors de la séance de questions d’actualité au Sénat, ce mercredi après-midi.

« Pour défendre cette institution, cette police républicaine (…) que nous saluons tous ici, il faut être particulièrement exigeant. Il faut faire en sorte que chaque faute, et il peut y en avoir, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes, fasse l’objet d’une enquête, fasse l’objet d’une décision, fasse l’objet d’une sanction », a déclaré le ministre de l’Intérieur.

« S’il y a faute, elle doit être sanctionnée et elles sont sanctionnées »

« Je suis, sur ce sujet, intransigeant », a-t-il ajouté. « L’exigence que nous avons vis-à-vis des policiers qui fauteraient, c’est garantir la sérénité du travail de l’ensemble de la police et de la gendarmerie, garantir la défense de cette police républicaine qui, au quotidien, combat le racisme, combat l’antisémitisme », a poursuivi Christophe Castaner, qui répondait au sénateur Olivier Léonhardt (RDSE).

Il ne s’agit « pas de faire des amalgames, mais (…) de dénoncer tout propos et tout comportement. S’il y a faute, elle doit être sanctionnée et elles sont sanctionnées », a insisté le ministre.


« Rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris »

Ce mardi soir, le ministre de l’Intérieur avait dénoncé les violences commises à la fin de la manifestation organisée par le collectif « La Vérité pour Adama », près du tribunal de Paris (XVIIe). « La violence n’a pas sa place en démocratie. Rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous ».

La préfecture de police avait pris un arrêté pour interdire cette manifestation, qui a rassemblé près de 20 000 personnes selon des estimations. De violents incidents ont éclaté vers 21 heures, durant environ 2 heures.