Charente-Maritime : Un enfant de 2 ans porté disparu sauvé par les gendarmes après avoir passé une nuit dehors


Illustration. (Pixabay)

Les parents d’un petit garçon, originaires de l’Est de la France et qui étaient venus en Charente-Maritime pour passer le week-end avec d’autres membres de leur famille, ont eu la peur de leur vie. Leur enfant a disparu soudainement.

Une nuit d’angoisse. C’est ce qu’a vécu un couple venu assister à une réunion de famille à Saint-Quantin-de-Rançanne (Charente-Maritime), vendredi soir, avec leur garçonnet de 2 ans et demi, rapporte Le Parisien. Le programme s’annonçait pourtant des plus réjouissants : barbecue, jeux pour les enfants… Le tout dans une magnifique longère tout adaptée pour accueillir cet événement.

Les membres de la famille étaient venus des quatre coins de la France pour se retrouver. Mais très rapidement, la soirée a basculé. Le petit garçon est parti jouer avec une fillette de 4 ans dans une structure gonflable disposée dans le jardin clôturé, tandis que sa mère surveillait de loin que tout se passe bien pour lui.

Le garçonnet disparaît subitement

Pourtant, à 19h30, plus de trace de l’enfant. Quelques instants plus tard, un petit chien est arrivé tout seul dans la propriété. La peur a commencé à envahir les esprits. Ce n’était que le début d’une nuit de stress. Les convives ont recherché le garçonnet durant une trentaine de minutes, en vain. Ils ont alors donné l’alerte.

Un très important dispositif de recherches s’est mis en place, lorsque les militaires de la compagnie de Jonzac ont été avisés des faits à 20h04. La quinzaine de gendarmes mobilisés ont pu compter sur le soutien d’une quarantaine d’habitants de Saint-Quantin-de-Rançanne, ce petit village de moins de 300 âmes.


Il reste introuvable

Malgré leurs efforts, le garçonnet est resté introuvable. Un équipage de la brigade cynophile de Poitiers est arrivé en renfort, ainsi qu’un hélicoptère de la gendarmerie, équipé d’une caméra thermique et d’un projecteur. Ce dernier a ratissé la zone durant plusieurs heures.

« À 2 heures du matin, on n’avait toujours aucune trace du petit. Forcément, on a commencé à étudier la piste d’un enlèvement et à redouter cette hypothèse. D’autant que des témoins ont expliqué avoir vu le petit sur la route, avec le petit chien », a relaté au quotidien francilien le chef d’escadron Eric Hoarau, commandant de la compagnie de Jonzac.

La thèse de l’enlèvement se fait plus prégnante

Les gendarmes ont alors commencé à étudier l’environnement du petit garçon et ont entamé des recherches sur les antécédents judiciaires des villageois, ou encore tenté de déceler des comportements suspects. Même si la piste de l’enlèvement semblait de plus en plus pertinente, les militaires ont décidé de mobiliser de nombreux effectifs pour pouvoir continuer les recherches au petit matin.

« Et on a eu de la chance », a confié le commandant de la compagnie. À 8 heures, après une nuit d’efforts infructueux, des gendarmes de la Brigade de recherches ont découvert l’enfant de 2 ans et demi, seul, à la sortie du village.

Il avait passé la nuit dans un champ

En bonne santé, il a montré aux militaires l’endroit où il avait passé la nuit, dans un champ. Le mystère de sa disparition s’est alors dissipé. Il avait suivi le petit chien avant de perdre sa trace et avait tenté de rentrer, en vain.

Les premiers mots adressés à sa maman ont été au sujet du fait qu’il avait égaré ses chaussures. « Il était un peu désolé, mais forcément, ce n’était rien pour la maman… », a raconté le chef d’escadron. L’enfant a été conduit à l’hôpital pour y subir des examens. Il n’a pas été choqué par sa mésaventure et se trouvait en bonne santé.

Reconnaissants, ses parents ont invité les gendarmes et les bonnes âmes de ce petit village à déjeuner ensemble, ce dimanche.