Chevaux mutilés : Des éleveurs armés contrôlent une automobiliste la nuit, elle dépose plainte


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Face aux actes de barbarie commis sur des équidés depuis plusieurs mois sur tout le territoire national, deux éleveurs ont constitué une patrouille armée pour surveiller toute activité suspecte sur la commune de Rosporden (Finistère).

Une automobiliste qui rentrait de son travail depuis Quimper, avec une collègue, a été interceptée sur une route de Rosporden, dans la nuit de samedi à dimanche. Deux hommes, armés d’un coupe-coupe et d’un pistolet à plomb, ont fait arrêter le véhicule, relate France Bleu.

Il s’agissait de deux éleveurs qui souhaitaient s’assurer que les deux femmes n’étaient pas en repérage pour mutiler des équidés. Deux nuits auparavant, deux chevaux avaient subi des mutilations sur la commune de Bannalec, distante d’une dizaine de kilomètres.

Les gendarmes ont été alertés et les deux femmes ont déposé plainte. La gendarmerie demandent aux éleveurs de ne pas se faire justice eux-mêmes.

Des « débordements inacceptables »

« Faire des patrouilles et intercepter des véhicules sur la voie publique, c’est interdit », a rappelé Nicolas Duvinage, commandant de la gendarmerie du Finistère, cité par France Bleu. « Ce sont des débordements inacceptables », a-t-il ajouté tout en précisant qu’il leur est possible de se réunir et de s’organiser chez eux.


Jeudi dernier, le portrait-robot d’un homme a été diffusé par la gendarmerie de l’Yonne. Il est recherché après avoir attaqué un éleveur et mutilé deux poneys. La victime s’est battue avec cet individu et son complice, avant de recevoir un coup de serpette, puis de les mettre en fuite.