Confinement : Il organisait des soirées dans une discothèque clandestine de 140 m² au sous-sol de son domicile


Un habitant du Gard exploitait une discothèque pouvant accueillir 100 personnes illégalement au sous-sol de son habitation. (photo Gendarmerie du Gard)

L’intervention des gendarmes pour des violences conjugales, chez un couple du Gard, leur a permis de découvrir une véritable discothèque dissimulée au sous-sol de l’habitation.

Une piste de danse, un bar, quatre salles, un espace « pole dance », matériel son et lumière, tables de mixage… Les gendarmes de la communauté de brigades de Saint-Ambroix dans le Gard ont découvert une discothèque clandestine toute équipée.

Sans préciser la commune dans laquelle l’intervention a eu lieu, les gendarmes du Gard indiquent sur leur page Facebook être intervenus mercredi vers 20h30, au domicile d’un couple dont la femme se disait victime de violences conjugales.

140 m² avaient été aménagés pour faire la fête : pistes de danse, salle de pole danse, … (photo Gendarmerie du Gard)

Le mari violent interpellé

Alors qu’il venait de rentrer du travail, son conjoint, sous l’emprise de stupéfiants, s’en est pris à elle d’abord verbalement puis physiquement devant leurs deux enfants. Les gendarmes sont intervenus et ont interpellé le mis en cause, qui a reconnu, lors de sa garde à vue, des disputes et des « bousculades » régulières depuis plusieurs années.

Mais les gendarmes ne se sont pas arrêtés à cette affaire de violences conjugales et, en accord avec le procureur de la République, ont enquêté sur du travail dissimulé. En effet, ils ont découvert que cet homme avait aménagé le sous-sol de son domicile en discothèque.


19 000 € de matériel saisi

Les enquêteurs ont constaté que le mis en cause publiait sur les réseaux sociaux des photos des soirées qu’il organisait dans cette véritable discothèque clandestine. Une perquisition a été menée dans ce lieu qui s’étend sur 140 m². 19 000 euros de matériel dédié à la fête a été saisi afin qu’il ne puisse plus organiser de tels rendez-vous.

Les lieux étaient tout équipés pour l’organisation de soirées festives. (photo Gendarmerie du Gard)

Toute aménagée et équipée, la discothèque pouvait accueillir 100 fêtards, qui payaient leur entrée. Le propriétaire proposait même sur internet la location de son club, qui ne respectait aucune norme de sécurité.

Des soirées durant le confinement

L’enquête a démontré que le propriétaire avait organisé des soirées malgré les règles de confinement en vigueur. Des photos d’une fête qui se tenait dans son sous-sol fin mars ont été découvertes.

Son procès doit se tenir au mois de septembre concernant les violences conjugales et le travail dissimulé. La justice le poursuit également pour non-respect des règles de confinement. Il a été écroué pour des faits antérieurs à cette affaire, qui n’ont pas été précisés par les gendarmes.