Confinement : Ils frappent et crachent sur les policiers lors d’un contrôle, 3 mois de prison ferme avec mandat de dépôt


Illustration. (Twitter / @Prefet14)

Alors que l’heure est au confinement en raison de la pandémie de coronavirus, deux frères de 18 et 21 ans ont décidé de se promener tout près du commissariat de Trappes (Yvelines), jeudi après-midi. Vers 16h15, comme ils pouvaient se l’imaginer, ils ont été contrôlés, mais la situation a totalement dégénéré.

Le contrôle de deux frères a été initié sur la place des Merisiers, près du commissariat de police et de leur domicile situé au square Léo-Lagrange.

Les policiers ont procédé à la verbalisation des deux jeunes hommes pour le non-respect du confinement car ils n’était pas porteur d’une attestation de déplacement, mais cela leur a particulièrement déplu. Ils se sont déchaînés sur les fonctionnaires en les frappant.

Trois policiers blessés

L’un d’eux a craché au visage d’une policière, avant de la bousculer violemment, provoquant sa chute, rapporte Le Parisien. Une agression qui lui a permis de prendre la fuite. Son frère n’a pas eu le temps de s’enfuir et a dû être maîtrisé à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique.

Lors de cette intervention trois policiers ont été blessés, l’un au tibia, l’autre à la poitrine et le troisième à la cuisse. Identifié, le fuyard s’est finalement rendu de lui-même au commissariat. Il a été interpellé à son tour et a rejoint son frère en garde à vue.


Les deux frères incarcérés

Au terme de cette mesure, le duo a été déféré devant la justice et a fait l’objet d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Versailles, vendredi soir. Face aux magistrats, les prévenus se sont excusés pour leurs agissements.

Chacun des deux frères a écopé de trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt, c’est à dire qu’ils sont directement partis en prison.

« C’est une réponse rapide pour des faits qui ne sont jamais admissibles, et encore moins dans le contexte de crise sanitaire que nous vivons en ce moment », a déclaré la procureure de la République, dont les réquisitions ont été suivies par le tribunal.

Un couple en garde à vue à Élancourt

Le jour du contrôle qui a dégénéré à Trappes, une autre intervention de police similaire a pris une tournure toute aussi regrettable à Élancourt. Vers 17 heures, une patrouille de police a contrôlé un couple de trentenaires sur l’avenue de Villepreux, dans le cadre des restrictions de déplacement.

Là aussi, les deux personnes se trouvaient sans attestation et ont simplement été invitées à rentrer à leur domicile, relate le quotidien francilien. Mais contre toute attente, l’homme et la femme ont été contrôlés de nouveau un peu plus tard, dans la même rue.

Outrage et rébellion

Cette fois, les policiers n’ont pas fait preuve d’autant de clémence que lors du premier contrôle et les ont verbalisés pour le non-respect du confinement lié à la pandémie de Covid-19.

L’homme a insulté les fonctionnaires et a dû être maîtrisé à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique. La femme s’est interposée et a été interpellée à son tour. Le couple a été placé en garde à vue pour « outrage à personnes dépositaires de l’autorité publique » et « rébellion ». Tous deux devront répondre de leurs actes devant la justice.