Coronavirus : Amazon arrête les livraisons de commandes «non essentielles» en France


Illustration. (Flickr)

L’entreprise américaine Amazon a décidé de donner la priorité « aux produits de base, produits d’hygiène et de santé et autres produits de première nécessité », alors que la pandémie de coronavirus continue de faire rage.

Dans un communiqué, le géant de la vente à distance informe ses clients qu’il privilégie « temporairement l’accès à [ses] centres de distribution » aux produits jugés essentiels durant cette période critique.

« Nous devons concentrer les capacités disponibles sur les articles les plus prioritaires et, à compter d’aujourd’hui, temporairement cesser de prendre des commandes sur certains produits moins prioritaires », précise-t-il.

Une mesure déjà appliquée aux Etats-Unis

Après les Etats-Unis, c’est donc au tour de la France et de l’Italie de faire face à ces mesures de restrictions de la part de l’entreprise basée à Seattle, rapporte BFMTV. Elles sont consécutives à « une hausse des achats en ligne […] qui a eu un impact sur la façon » de servir ses clients.

Cette nouvelle mesure s’applique uniquement aux nouvelles commandes. « Nous travaillons d’arrache-pied avec nos vendeurs partenaires pour garantir la disponibilité de ces produits essentiels et continuons à renforcer notre capacité à livrer les commandes des clients. Les produits déjà en route vers nos centres de distribution seront acceptés. Cela n’a aucune incidence sur les produits en cours de livraison aux clients », précise Amazon sur son site.


Le Marketplace disponible

Certains vendeurs tiers hébergés sur le Marketplace, qui ne passent pas par la logistique du géant américain, ne sont pas concernés. « Les clients peuvent continuer à commander un grand nombre de ces produits auprès de vendeurs tiers qui peuvent les leur expédier directement », précise Amazon.

Des conditions de travail pour les employés dénoncées en France

Depuis plusieurs jours, les employés des entrepôts d’Amazon français dénoncent « des conditions de sécurité insuffisantes ».

Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances, a pour sa part évoqué des « pressions inacceptables » du spécialiste de la vente en ligne en refusant de payer les salariés désireux de faire valoir leur droit de retrait à cause du Covid-19.