Coronavirus chinois : Un 5ème cas confirmé en France


Illustration. (photo shutterstock)

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé ce mercredi soir lors d’une conférence de presse qu’un cinquième cas de coronavirus avait été détecté en France. En outre, deux patients qui ont été contaminés sont en réanimation.

La patiente est la fille du touriste chinois qui a été contaminé et qui est hospitalisé à Paris « dans un état grave ».

« Nous avons donc un cas à Bordeaux qui est toujours sous surveillance ; deux cas en réanimation : le touriste chinois et un des membres du couple, un homme de 30 ans dont l’état s’est aggravé et qui a besoin d’oxygène. La femme du couple est, quant à elle, stable. Elle est également hospitalisé à Bichat », a précisé la ministre.

« En termes de nouveauté, nous avons ajusté la définition des cas pour élargir la capacité de repérages de cas qui arriverait sur notre territoire. Aujourd’hui, le test est disponible dans 3 endroits : l’Institut Pasteur, les hospices civiles de Lyon et l’hôpital Bichat. Il devrait être disponible prochainement dans d’autres villes », a ajouté Agnès Buzyn.

Le rapatriement de Français va débuter

La ministre a également évoqué le rapatriement des ressortissants Français et a confirmé qu’un « premier vol partira ce soir avec une équipe médicale d’une vingtaine de personnes » à son bord.

« Ce vol est un A340 militaire qui ramènera sur le sol français environ 200 personnes vendredi dans la journée. Il s’agira de personnes qui ne présentent pas a priori de symptômes. Ils seront transférés dans un lieu pendant 14 jours et placé sous surveillance médicale 24 heures sur 24. Une équipe de la Croix-Rouge prendra en charge toutes les questions logistiques », a-t-elle détaillé.

132 décès en Chine à ce stade

Concernant la Chine, la ministre de la Santé a indiqué que « plus de 6000 cas » avaient été recensés, entraînant « 132 décès notifiés par les autorités chinoises ». « L’OMS a décidé demain de tenir un comité d’urgence. La demande qui leur est faite est de déclarer une urgence de santé publique au niveau international, pour l’heure cette décision n’a toujours pas été prise », a poursuivi Agnès Buzyn.