Coronavirus : Deux salariés d’un hôpital interpellés après avoir tenté de revendre des respirateurs sur internet


Illustration. (Shutterstock / New Africa)

En pleine crise sanitaire liée au Covid-19, certains individus sans scrupules n’hésitent pas à se livrer à un trafic de matériel médical pourtant nécessaire à sauver des vies.

Cette affaire plutôt dérangeante a été mise au jour par des policiers d’une Brigade de recherche et d’intervention (BRI), qui ont repéré, ce jeudi, la vente d’un respirateur d’urgence et de transport sur le site de petites-annonces Le Bon Coin, relate Le Parisien. L’appareil était proposé pour 450 euros.

L’annonce précisait que « l’Elisée 250 est un ventilateur à turbine dédié aux services d’urgence et soins intensifs, et parfaitement adapté aux déplacements intra et extra-hospitaliers des patients ». Le vendeur mettait en avant ses points forts : « Léger, compact, fiable et convivial, il offre le même niveau de performance qu’un appareil de réanimation », rapporte franceinfo.

Un dispositif d’interpellation se met en place

Les policiers ont aussitôt avisé leurs collègues du Val-de-Marne. Rapidement, la brigade anticriminalité (BAC) de Champigny-sur-Marne a appris que la vente devait se tenir à l’hôpital privé Paul-d’Egine à 19 heures.

Les fonctionnaires en ont informé le directeur de l’établissement, qui est resté sans voix. Il leur a appris qu’il se souvenait d’avoir aperçu un respirateur dans une sacoche bleue, qu’un de ses salariés avait posée dans son bureau.


Un dispositif d’interpellation a été mis en place. Peu après 19 heures, les policiers ont repéré un homme qui tenait une sacoche bleue à la main. Il a été interpellé sans résistance. Dans la sacoche se trouvait bien le respirateur correspondant à la petite-annonce.

Un autre appareil dans son casier

Le mis en cause est un ingénieur biomédical, âgé de 29 ans, qui exerce dans cet établissement. Il a été placé en garde à vue. Son casier a été perquisitionné et les policiers y ont découvert un deuxième respirateur. L’enquête a démontré qu’il avait déjà vendu ce type de matériel une fois auparavant.

Interrogé par les enquêteurs, il a expliqué qu’il réparait ces matériels dans le cadre de son travail, et que l’hôpital ne les utilisait plus. Un second employé, responsable technique de l’établissement, a été interpellé à son tour un peu plus tard dans la soirée. Il est soupçonné d’avoir joué le rôle de guetteur.