Coronavirus : «J’ai probablement trop rassuré les Français» admet Michel Cymes qui avait évoqué une «forme de grippe»


Dr Michel Cymes. (Wikimedia)

Michel Cymes, médecin et chirurgien mais aussi animateur télé, avait expliqué à l’antenne il y a une semaine que le Covid-19 était « une maladie virale comme on en a tous les ans ». 


Sur le plateau de l’émission « C à vous » sur France 5 lundi soir, Michel Cymes a reconnu que ses propos concernant le coronavirus avaient été maladroits. « Probablement le message n’est pas bien passé, je fais mon mea culpa aussi, j’ai probablement trop rassuré les Français », a-t-il déclaré, estimant qu’ils ont pu contribuer à empêcher le message sur la nécessité d’éviter les contacts pour freiner la propagation du virus de passer.

Le médecin star du petit écran a confié qu’il était difficile de délivrer un message clair sans provoquer de « paniques excessives » mais tout en soulignant l’importance du respect des règles de distanciation sociale.

Lorsqu’on lui présente les images de personnes qui profitaient des parcs parisiens en étant proches les unes des autres ce weekend, il se désole : « Et voilà, où on arrive à des images de gens entassés les uns sur les autres ».

Des reproches sur les réseaux sociaux

À chaque prise de parole au sujet du coronavirus, Michel Cymes précisait que « limiter la promiscuité est un moyen de monter des barrières contre ce virus », toutefois certaines de ses interventions lui ont été reprochées par nombre de personnes, en particulier sur les réseaux sociaux, relate Le Parisien.

Dans l’émission « Quotidien » diffusée sur TMC la semaine passée, le médecin avait déclaré que le Covid-19 est « une forme de grippe, un peu plus cognée que la grippe, mais ça reste une maladie virale comme on en a tous les ans ». Un message qui passe de plus en plus mal à mesure que le coronavirus se propage sur le territoire.

Lors d’autres interventions à la radio ou à la télévision, Michel Cymes avait également émis des critiques sur la couverture médiatique du sujet et estimé qu’on en faisait trop.

Il se défend face à la critique

Michel Cymes a souligné que la situation était en perpétuelle évolution : « Chaque heure, ça change », a-t-il déclaré. Pour lui, il y a deux semaines, il n’y avait pas de données permettant de de prédire que ça allait « être aussi catastrophique qu’aujourd’hui ».

« Quand vous savez qu’un patient contaminé va en contaminer 2 ou 3, faites le calcul ça va aller vite, plus vous avez de gens touchés plus vous avez de risque qu’il y ait des personnes gravement atteintes » a-t-il ajouté, insistant sur le caractère grave de cette pandémie. Lundi soir, Santé publique France annonçait avoir recensé 6 633 contaminations et 148 décès liés au Covid-19.