Coronavirus : L’école nationale de police de Roubaix transformée en plateforme de tchat de la police nationale


L'Ecole nationale de police de Roubaix, dans le Nord, fait partie des trois sites constituant la plateforme de tchat en ligne de la police nationale. (photo Twitter / @PoliceNat59)

Comme deux autres sites en France, l’école nationale de police de Roubaix (Nord) sert désormais de base pour la plateforme de tchat en ligne de la police, destinée à désengorger le service téléphonique d’urgence « 17 Police-secours ».

Durant cette période de crise sanitaire en raison de la pandémie de coronavirus, et particulièrement depuis le confinement de la population, nombreuses sont les personnes qui tentent de joindre la police en composant le 17 pour obtenir des renseignements.

Or ce numéro est dédié uniquement aux urgences, et une solution a dû être proposée pour tenter de le désengorger et orienter les demandes non-urgences sur un autre service.

Un tchat en ligne pour joindre la police

La police nationale propose donc désormais un service de tchat en ligne, fonctionnel depuis un peu plus d’une semaine, destiné à répondre à toutes les questions que la population se pose sur le fonctionnement des services de police en cette période.

Des policiers qui se trouvent derrière leur clavier sont basés sur trois sites en France, en région parisienne, dans le sud du pays, et dans le Nord, à l’ENP de Roubaix, rapporte La Voix du Nord.

Près de 500 contacts en ligne la première journée

L’école de police étant fermée, comme tous les établissements d’enseignement en France, les formateurs sont employés comme opérateurs de ce tchat et répondent aux questions des internautes. La plateforme est joignable de 8 heures à 21 heures et 7 jours sur 7.

Lors de la première journée d’activité de la plateforme, plus de 500 contacts ont été pris en ligne par les policiers de Roubaix, preuve qu’il s’agit là d’une réponse pertinente à une attente des Français. Les questions abordent tous les sujets, de situations dramatiques à d’autres plus cocasses.

« Nous avons par exemple des gens qui nous demandent comment gérer les soins pour leurs animaux », explique le commandant Capelle, cheffe de l’Etat-major. Certains requérants questionnent sur des sujets d’ordre sanitaire ou social : « À nous alors de les rediriger vers les services compétents », précise l’officier de police. Aujourd’hui, les prises de contact sont de l’ordre de 160 à 180 par jour.


Le cursus des élèves écourté

Environ 80 élèves Gardiens de la paix de la 254ème promotion, qui étudiaient à l’ENP de Roubaix, sont partis rejoindre les services actifs plus tôt que prévu, tout comme des Cadets de la République.

Alors que les élèves Gardiens de la paix étaient censés terminer leur scolarité au mois d’août prochain, la crise sanitaire a bousculé les plans de la direction centrale du recrutement et de la formation (DCRFPN). Ceux-ci « avaient déjà reçu les habilitations nécessaires », souligne le commandant Capelle, au quotidien régional.