Couple égorgé à Izon : un double meurtre sauvage, la mère de famille a été violée


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Jean-Claude et Sylviane Muller ont été sauvagement tués à l’arme blanche comme l’a confirmé le rapport d’autopsie. La mère de famille a également été violée avant ou après sa mort.

Le couple a été tué au cours du week-end dernier dans sa maison située à Izon, près de Bordeaux (Gironde). Dans un communiqué ce mercredi soir, le parquet de Bordeaux a donné de nouveaux éléments sur cette effroyable affaire. Le ou les auteurs de ce double meurtre se sont acharnés sur leurs victimes.

C’est l’une des deux filles du couple, inquiète de ne pas avoir des nouvelles de ses parents, qui s’est rendue à leur domicile avant de faire la macabre découverte. Les victimes qui ont été égorgées, baignaient dans une marre de sang, dans leur chambre. Leurs corps étaient dénudés.

Des dizaines de coups de couteau

Jean-Claude Muller, 58 ans, a reçu une vingtaine de coups de couteau dont une dizaine dans la région du cœur. Son épouse a été victime de nombreux coups de couteau également, elle aussi dans la région du cœur.

Les médecins légistes ont également constaté deux sillons sur la gorge de cette femme qui était âgée de 50 ans. L’autopsie a également montré que la mère de famille avait été violée avant ou après sa mort.


Une tentative d’incendie

D’autre part, les enquêteurs n’ont constaté aucune trace d’effraction dans le pavillon du couple. Le ou les auteurs ont aussi tenté d’incendier le logement, en vain.

Le couple ne faisait pas parler de lui. Jean-Claude Muller était électricien et vivait à Izon depuis une vingtaine d’années. Son épouse avait quant à elle un élevage de bouledogues français.

L’enquête a été requalifiée

L’enquête ouverte par le parquet de Bordeaux a été requalifiée des chefs d’assassinat et de meurtre aggravé par la circonstance que les faits ont été précédés ou suivis de viol, ce mercredi soir. Les investigations ont été confiées aux gendarmes de la section de recherches de Bordeaux et à la brigade des recherches de Libourne. Le mobile du crime reste à déterminer et de nombreuses pistes sont à l’étude.

Durant 48 heures, les techniciens de la Cellule d’investigation criminelle et les experts de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), ont effectué de nombreux prélèvements sur cette scène de crime afin d’obtenir un maximum d’indices et de traces qui pourraient conduire les enquêteurs vers le ou les auteurs.

Ces derniers sont toujours recherchés, tout comme le ou les armes qui ont servi à ce double meurtre.