Covid-19 : «Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder» lâche Emmanuel Macron

Emmanuel Macron à Bruxelles, le 17 décembre 2021. (Stéphanie Lecocq/Pool/EFE/Newscom/Maxppp)

Dans une interview au Parisien ce mardi, le chef de l’État Emmanuel Macron hausse le ton contre les non-vaccinés. Il affirme avoir « très envie de les emmerder » mais refuse la vaccination obligatoire ou le tri entre patients vaccinés et non-vaccinés à l’hôpital.

Des mots forts qui vont être longuement commentés ces prochains jours. Emmanuel Macron est revenu sur la situation sanitaire liée au Covid-19 dans une interview au journal Le Parisien ce mardi. « Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien, là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », lâche le président de la République.

« Et donc, on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie. Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force », poursuit-il. « Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné… ».

« Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen »

Le chef de l’État pointe également du doigt les antivax : « Moi, ma responsabilité, c’est que le pays ne se désunisse pas dans ces débats-là. Le fait même que l’on pose la question du refus de soin pour des gens non vaccinés est un drôle de virus. Et ça, c’est l’immense faute morale des antivax : ils viennent saper ce qu’est la solidité d’une nation. Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen ».

Emmanuel Macron exclue néanmoins la possibilité de faire un tri entre patients vaccinés et non-vaccinés, dans les services de soins intensifs : « Vous ne pouvez pas placer des soignants face à cela. Parce qu’un soignant il regarde quelqu’un qui est malade et il ne regarde pas d’où il vient, ce qu’il est ». La vaccination obligatoire est aussi écartée par le président de la République durant cet entretien : « Si demain je dis « pour tous les adultes, il faut être vacciné ». Comment on le contrôle et quelle est la sanction ? C’est ça, le vrai sujet. Je vais forcer des gens à aller se faire vacciner ? Les emprisonner et puis les vacciner ? ».

Il affirme avoir « envie » de se présenter à l’élection présidentielle

Interrogé sur sa possible candidature à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a estimé qu’« il n’y a pas de faux suspens. J’ai envie. Dès qu’il y aura les conditions sanitaires qui le permettent et que j’aurai clarifié ce sujet, en moi-même et par rapport à l’équation politique, je dirai ce qu’il en est avec la même liberté, car je ne veux rien m’interdire ».