Covid-19 : Paris et les Bouches-du-Rhône passent en zone active de circulation du virus, de nouvelles restrictions possibles


Le boulevard de l'Opéra à Paris (Ier), le 12 août 2020. (Illustration/Actu17)

Paris ainsi que le département des Bouches-du-Rhône sont désormais classés en zone active de circulation du coronavirus. Les préfets pourraient être amenés à prendre de nouvelles mesures, plus restrictives.

Les départements des Bouches-du-Rhône et Paris sont désormais classés en zone active du virus, selon un décret paru au Journal officiel vendredi 14 août. Les préfets peuvent désormais prendre des mesures plus restrictives pour lutter contre le Covid-19.

2669 nouveaux cas ont été détectés en 24 heures a indiqué la Direction générale de la Santé (DGS) ce jeudi soir dans son communiqué quotidien, ajoutant que les indicateurs de suivi de l’épidémie de coronavirus en France « continuent de se dégrader ».

« Les préfets pourront être amenés si la situation épidémique l’exige à prendre de nouvelles mesures comme des modulations d’ouverture de certains lieux », comme les marchés ou les restaurants, a prévenu le ministre de la Santé Olivier Véran ce mercredi.

Un taux d’incidence au dessus de 50

Le taux d’incidence qui représente sur 100 000 habitants le nombre de nouveaux cas de Covid-19 diagnostiqués par test PCR sur les 7 derniers jours, est très observé par les autorités. A Paris et dans les Bouches-du-Rhône, il a passé la barre limite des 50 points. Il est en effet actuellement de 65,7 à Paris, 53,7 dans les Bouches-du-Rhône.


Alors que le port du masque est déjà obligatoire en extérieur dans certains quartiers de Paris et de Marseille, les préfets pourraient être amenés à prendre de nouvelles mesures, en vertu de l’article 50 du décret paru le 10 juillet dernier. C’est ce texte qui avait permis d’imposer une limitation des déplacements de 100 km, mais également de limiter l’accès à certains lieux publics comme les restaurants, les marchés ou encore les bars.

Une vingtaine d’autres départements surveillés

Dans une interview à France Inter ce vendredi matin, Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, a précisé qu’une vingtaine d’autres départements étaient surveillés. « Il n’est pas question d’attendre les morts »« il faut réagir avant qu’il y ait des morts plusieurs semaines après les premiers cas, les premières hospitalisations, les premiers passages en réanimation », a-t-il lancé.