Des tags insultants et des croix gammées sur la gendarmerie de La Tour-du-Pin après l’interpellation d’un homme


Illustration. (Shutterstock)

De nombreux tags insultants et des croix gammées ont été découverts sur le mur d’enceinte de la gendarmerie de La Tour-du-Pin dans l’Isère. Certaines inscriptions font directement référence à l’interpellation d’un homme qui a été condamné pour des violences sur les gendarmes, ce vendredi.

Des croix gammées, des références à la Gestapo mais également des insultes. Des tags ont été découverts sur le mur d’enceinte de la gendarmerie de La Tour-du-Pin dans la nuit de samedi à dimanche par des militaires de retour de patrouille.

Le ou les auteurs ont également pénétré dans l’enceinte de la brigade en escaladant la grille, et une voiture sérigraphiée a été taguée rapporte Le Dauphiné. D’autres véhicules stationnés à proximité de la gendarmerie ont connu le même sort.

Des références à un homme interpellé et condamné après un guet-apens

Plusieurs de ces tags font directement référence à l’interpellation d’un individu ce jeudi soir, non loin de la brigade, alors que les militaires avaient été victimes d’un guet-apens. Une dizaine de jeunes s’en étaient violemment pris aux gendarmes en leur jetant des pierres ainsi que des bouteilles en verre.

Le mis en cause qui a été déféré, a été jugé en comparution immédiate ce vendredi. Ce dernier a écopé d’une peine de 8 mois de prison dont quatre mois avec sursis. Il n’a toutefois pas été incarcéré à l’issue de l’audience. Lors de son procès, le prévenu a expliqué qu’il avait agi de la sorte avec ses complices car ils étaient excédés d’être verbalisés dans le cadre des mesures de confinement, relate le quotidien.


Une enquête ouverte

La procureure de la République s’est rendue sur place ce dimanche matin, annonçant qu’une enquête pour « dégradations de biens d’utilité publique en réunion » et « dégradations en réunion » avait été ouverte et confiée à la brigade de recherches de La Tour-du-Pin. Les enquêteurs pourront exploiter les images de vidéosurveillance pour tenter d’identifier les auteurs de cet acte.

« Je condamne, sans la moindre réserve ces dégradations inadmissibles visant nos gendarmes auxquels j’ai fait part, ce matin, de toute l’estime et du soutien de la population turripinoise », a réagi le maire de la commune, Fabien Rajon, au Dauphiné.