Doubs : Il sort un fusil à pompe face à ses voisins menaçants, la légitime défense est retenue


Illustration. (Shutterstock)

Le prévenu, tireur sportif, a été relaxé des charges qui pesaient contre lui.

Le père de famille comparaissait libre devant le tribunal correctionnel pour avoir défendu sa famille devant ses voisins menaçants. Les faits se sont déroulés à Villiers-le-Lac dans le Doubs, le 27 novembre dernier.

L’homme se trouvait sur le chantier de la future maison familiale lorsqu’il a reçu un appel téléphonique de sa fille, paniquée. Cette dernière et sa mère, qui se trouvaient dans l’appartement familial situé à quelques kilomètres de là, étaient menacées verbalement par leurs voisins. L’homme s’est rapidement rendu sur place.

Il récupère son fusil à pompe

Le père de famille, voyant qu’il ne parvenait pas à calmer ses voisins, a alerté les gendarmes. Egalement tireur sportif, il s’est muni de son fusil à pompe, relate l’Est-Républicain.

« […] J’ai appelé les gendarmes une première fois et je suis allé chercher mon arme. Je la tenais par le canon pour l’utiliser comme une matraque, au cas où. J’ai constaté que cela ne servait à rien. Je leur ai demandé de me suivre en bas, dans la cour. En vain aussi. Finalement, ma femme a réussi à les calmer », relate le prévenu à la barre du tribunal. Contactés une second fois, les gendarmes sont intervenus vingt minutes plus tard.


Les réquisitions du Ministère public n’ont pas été suivies

« Monsieur pratique du tir sportif, possède les autorisations de détenir des armes chez lui. Il connaît bien la législation et sait qu’il n’aurait jamais dû menacer ses voisins avec son fusil à pompe. De plus, ces derniers affirment qu’il l’a chargée et pointée sur eux. Le souci est que vous êtes impulsif. Je requiers trois mois avec sursis à votre encontre, l’inscription de votre peine au casier judiciaire et l’interdiction de détenir une arme pendant cinq ans. » a déclaré le Procureur de la République, rapporte le quotidien régional.

La partie civile réclamait 1 500 euros de dommages et intérêts. Mais c’était sans compter le casier judiciaire chargé de l’un des voisins, déjà condamné pour violences.

Finalement, la légitime défense a été retenue. L’avocat de la défense qui avait réclamé la relaxe du père de famille a été entendu.