Drôme : Un gendarme qui récupérait le numéro des femmes pour tenter de les séduire écope de 6 mois de sursis


Illustration. (Shutterstock / hadescom)

Un gendarme âgé d’une trentaine d’années avait pris l’habitude d’utiliser certaines informations récoltées dans le cadre de ses fonctions, pour solliciter des femmes à titre personnel. Il a été jugé par le tribunal de Valence (Drôme).

Le militaire a travaillé à Montélimar entre 2017 et 2019. Il avait été muté dans cette brigade après de gros soucis de santé alors qu’il était gendarme mobile. Ce gendarme s’est alors retrouvé loin de chez lui alors qu’il était en pleine séparation.

Il a été jugé au tribunal correctionnel de Valence cette semaine, accusé d’avoir détourné des informations personnelles durant son travail, pour solliciter des femmes. Lors de son jugement au tribunal correctionnel de Valence il a admis qu’il « déprimait » et qu’il avait « fait une grosse bêtise » raconte France Bleu

« Je vous trouve charmante »

Au total, ce gendarme âgé d’une trentaine d’années a récupéré les numéros de téléphone de dix femmes, dont il avait croisé le chemin au cours de ses investigations, pour leur envoyer des SMS. Certaines étaient venues déposer une plainte ou une main courante, d’autres avaient été entendues dans le cadre d’une enquête. Le premier contact par message était toujours le même : « Je vous trouve charmante ». Les SMS suivants étaient très différents. L’homme faisait des propositions sexuelles, parfois accompagnées de photos.

L’une des jeunes femmes sortait de grade à vue lorsqu’elle a été sollicitée par le militaire. Une autre était une pompier volontaire. Le prévenu envoyait jusqu’à 300 messages en quelques semaines. « J’arrêtais si elle me disaient qu’elles étaient en couple ou ne voulaient pas », a-t-il avancé lors de l’audience.


« Êtes-vous conscient que vous n’êtes pas dans un rapport d’égalité avec les gens ? Elles [les plaignantes] ne savaient pas comment vous alliez vous comporter », lui a répondu la présidente du tribunal. « On n’utilise pas les coordonnées que l’on obtient par sa profession à des fins personnelles, en plus vous représentez l’autorité », a-t-elle rappelé.

Une interdiction d’exercer durant six mois

Deux femmes s’étaient constituées parties civiles et ont assisté au jugement. Le gendarme qui a depuis les faits été muté en dehors du département, a écopé d’une peine de six mois de prison avec sursis. Il a également reçu l’interdiction d’exercer durant six mois et devra verser 1000 euros de dommages et intérêts aux deux victimes présentes, au titre du préjudice moral.