Édouard Philippe annonce un durcissement des sanctions à l’encontre des casseurs et des organisateurs de manifestation non déclarée.

par Y.C.
(photo Twitter @EPhilippePM)

Le Premier ministre Édouard Philippe était ce lundi soir l’invité du JT de 20 heures de TF1. Le chef du gouvernement a annoncé un durcissement des sanctions à l’encontre des casseurs mais aussi des organisateurs de manifestation non déclarée.

Le gouvernement entend réagir aux violences durant les manifestations des Gilets jaunes.

Les casseurs « n’auront pas le dernier mot » a d’abord affirmé Édouard Philippe. « Nous veillons à procéder à des interpellations, que la justice puisse condamner, afin de garantir l’ordre public ». J’ai demandé une « actualisation nationale du schéma d’ordre public » a annoncé le Premier ministre.

80 000 policiers et gendarmes mobilisés samedi

Édouard Philippe a évoqué l’Acte IX des Gilets jaunes, samedi prochain. « Nous avons pris la décision de faire en sorte d’assurer une mobilisation considérable des forces de l’ordre » a détaillé le chef du gouvernement, annonçant que 80 000 membres des forces de l’ordre seraient mobilisés samedi prochain, dont 5000 policiers et gendarmes à Paris.

« Nous ne pouvons pas accepter que certains profitent de ces manifestations pour casser, pour brûler » a martelé Édouard Philippe.

Une « loi nouvelle » visant les « casseurs identifiés » et les organisateurs de manifestation non déclarée

Après la demande du syndicat de policiers Alliance, réclamant un fichier des manifestants violents, le Premier ministre a indiqué qu’il y aura une « disposition législative ».

Édouard Philippe a ajouté que le gouvernement souhaitait « défendre le droit de manifester, pacifiquement, dans la rue » des Gilets jaunes en créant une « loi nouvelle », interdisant aux « casseurs identifiés » de manifester mais également en durcissant également les sanctions contre les manifestations non déclarées.

« Le gouvernement est favorable à ce qu’une loi nouvelle soit adoptée, afin que ceux qui organisent des manifestations soient sanctionnés » a mentionné le chef du gouvernement, rappelant qu’il n’avait pas à commenter les décisions des juges.

« Les casseurs n’auront jamais le dernier mot »

« Je peux vous dire que les casseurs et ceux qui veulent remettre en cause nos institutions n’auront jamais le dernier mot dans notre pays » a-t-il poursuivi, indiquant qu’il était normal que ce soit « les casseurs qui payent et pas les contribuables ».