Croatie : Elle tue son fils de 3 ans par étouffement pour pouvoir partir en vacances


Chiara Pasic a été condamnée à 33 ans de prison pour le meurtre de son fils commis avec la complicité d’une adolescente. (DR)

Une trentenaire, qui voulait passer un séjour en Macédoine avec son nouveau compagnon, a tué son fils de 3 ans avant de tenter de faire croire à sa disparition.


Une mère de famille croate a été reconnue coupable de l’assassinat de son enfant de 3 ans, survenu en mai 2017. La justice de son pays l’a condamnée en appel à 33 ans de prison ferme, à la fin du mois de février.

Un crime sordide

La femme a agi avec l’aide d’une complice âgée de 15 ans à peine. L’enquête a montré que l’adolescente avait maintenu un oreiller sur le visage du garçonnet pendant que sa mère lui bloquait les bras et les pieds.

Lorsque l’enfant a cessé de respirer, la mère célibataire s’est débarrassée de son corps sans vie dans une rivière à Pula (Croatie), sur la péninsule istrienne.

Elle invente une histoire à la police

Son crime accompli, Chiara Pasic a alerté la police pour signaler la disparition de son fils. Elle avait affirmé l’avoir vu pour la dernière fois sur une aire de jeux. Les policiers ont eu des doutes assez rapidement.


La criminelle est passée aux aveux au terme de plusieurs heures d’interrogatoire, en indiquant la zone où elle avait jeté le corps de son enfant, relate le quotidien local Telegram.

Elle fait appel

La trentenaire était restée impassible à l’énoncé du verdict en première instance. Elle avait ensuite fait appel de ce jugement. Une peine de 33 ans de prison confirmée en deuxième instance, assortie d’une obligation de passer 2 ans en hôpital psychiatrique.

Cour suprême de la République de Croatie a estimé que l’accusée avait fait preuve d’une telle planification, d’une telle persistance et d’une telle cruauté que la sentence du premier procès était totalement justifiée.

Une lente agonie

La cour a précisé que la mère avait commis son crime pour se rendre en Macédoine avec un nouveau compagnon qu’elle venait de rencontrer sur un réseau social. Son enfant en était gêné, a indiqué le magistrat, ajoutant qu’il a souffert d’une agonie qui a duré « environ une demi-heure ».

L’accusée a souhaité faire de nouveau appel, prétextant ne pas avoir eu un procès équitable, mais la cour a refusé. Un expert psychiatre a conclu qu’elle avait pleine conscience de ce qu’elle faisait et qu’elle était capable de contrôler ses actions au moment du crime.

L’adolescente qui a participé à l’assassinat a, pour sa part, été condamnée à trois ans de prison.