Enquête pour viol : convoqué en qualité de témoin assisté, l’audition de Gérald Darmanin reportée


Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la sortie du conseil des ministres, le 15 juillet 2020. (photo IP3 PRESS/MAXPPP)

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin était convoqué ce mardi matin par la juge d’instruction au tribunal judiciaire de Paris, en qualité de témoin assisté.


Son audition a été reportée. Le ministre de l’Intérieur était convoqué en qualité de témoin assisté – un statut intermédiaire entre celui de simple témoin et de mis en examen – ce mardi par la juge d’instruction. Gérald Darmanin a demandé le report de son audition par l’intermédiaire de ses avocats Me Mathias Chichportich et Me Pierre-Olivier Sur, rapporte L’Opinion.

Les avocats ont demandé « en raison d’une contrainte professionnelle majeure » le report de cette audition prévue dans le cadre des investigations concernant une accusation de viol en 2009. « Pour mémoire, cette procédure fait suite à deux classements sans suite du parquet de Paris et une ordonnance de non-lieu d’un juge d’instruction », ont-ils ajouté, cités par Le Parisien. « Nous avons d’ores et déjà indiqué qu’il se rendrait disponible pour toute nouvelle audition ».

Une relation « librement consentie »

Depuis 2017, Gérald Darmanin est accusé de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l’avait sollicité en 2009 pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004, pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. L’actuel ministre était alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP (devenu LR).

Selon les déclarations de la plaignante aux enquêteurs, l’ancien ministre de l’Action et des Comptes publics âgé de 38 ans, lui aurait fait miroiter son appui, et elle se serait sentie contrainte de « passer à la casserole ». Gérald Darmanin a de son côté reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, librement consentie et à l’initiative de la plaignante.


En outre, il avait bénéficié d’un non-lieu en 2018, mais la justice a ordonné de réexaminer sa validité le 14 novembre dernier. La procédure a été relancée par la cour d’appel de Paris qui a réclamé début juin de nouvelles investigations.

« On peut penser que j’ai le droit à la présomption d’innocence »

« Je ne commente pas les affaires de justice en général et pas la mienne depuis 3 ans en particulier. Je constate simplement qu’il y a eu trois décisions de justice, deux enquêtes préliminaires ont été classées sans suite et un non lieu rendu par deux juges d’instruction (…) alors il me semble qu’au bout de trois décisions de justice, on peut penser que j’ai le droit à la présomption d’innocence », avait lancé Gérald Darmanin en juillet dernier, lors d’une interview à RTL.