Cambriolage du Louvre : les caméras de vidéosurveillance ont filmé les cambrioleurs en pleine action

Des images de vidéosurveillance du casse du Louvre du 19 octobre ont été dévoilées dimanche par TF1 et France Télévisions. On y voit deux des quatre cambrioleurs dérober les bijoux de la Couronne en moins de quatre minutes.
Cambriolage du Louvre : les caméras de vidéosurveillance ont filmé les cambrioleurs en pleine action
L'un des voleurs a été filmé alors qu'il finit de briser une vitrine à coups de poing. (capture écran vidéo)
Par Actu17
Le lundi 19 janvier 2026 à 15:47

Des images de vidéosurveillance du braquage du Louvre, survenu le 19 octobre dernier, ont été diffusées pour la première fois dimanche soir par TF1 et France Télévisions. Ces 57 secondes de vidéo montrent deux des quatre cambrioleurs s'introduire dans la galerie Apollon et dérober les bijoux de la Couronne, dont le diadème de l'impératrice Eugénie. Le butin a été estimé à 88 millions d'euros.

Sur les images, un premier homme apparaît vêtu d'un ensemble noir, de gants, d'une cagoule et d'un gilet jaune, destiné à le faire passer pour un ouvrier sur la nacelle élévatrice utilisée par le commando. Après être montés via un monte-charge, les malfaiteurs ont enjambé une porte-fenêtre préalablement découpée à la disqueuse. Le premier cambrioleur s'attaque ensuite à la vitrine contenant le diadème de l'impératrice Eugénie avec le même outil, avant de briser le verre à coups de coude puis de poings pour s'emparer du joyau. Il vient ensuite en aide à son complice, vêtu de noir et portant un casque de moto, qui peine à percer la vitrine voisine. Pendant que ce dernier maintient le pan de verre surélevé, le premier homme empoigne les bijoux entreposés à l'intérieur.

L'opération dans la galerie Apollon a duré moins de quatre minutes, et huit minutes au total, sans effusion de sang. Des agents de sécurité, impuissants, ont assisté à la scène, l'un d'eux brandissant un poteau de guidage sans savoir que faire. Selon Noël Corbin, chef de l'Inspection générale des affaires culturelles (IGAC), les voleurs auraient pu être stoppés "à 30 secondes près".

Trois mois après les faits, les quatre membres présumés du commando sont incarcérés et sont entendus par les juges d'instruction depuis la mi-janvier. Les bijoux restent introuvables. Lors de leur mise en examen, la procureure de la République de Paris Laure Beccuau avait indiqué que les suspects avaient des profils qui ne correspondent pas à ceux "que, généralement on associe au haut du spectre de la criminalité organisée", évoquant également leur état de "stress" pendant les faits.

Les images confirment en effet une certaine fébrilité : les malfaiteurs ont laissé des traces ADN sur place, fait tomber des bijoux et perdu la couronne de l'impératrice Eugénie pendant leur fuite.