Le mercredi 15 juillet 2026 à 12:43
Un homme né en 1979 a été interpellé ce mardi 14 juillet vers 20h50, sur un parking interdit au public à proximité de la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), et placé en garde à vue. Il est la septième personne placée en garde à vue dans l'enquête sur les incendies qui ont parcouru quelque 2 050 hectares en trois jours.
Selon les informations de TF1-LCI, cet homme aurait forcé la rubalise interdisant l'accès au site pour y stationner son véhicule. Lors du contrôle, les forces de l'ordre ont mis au jour, à l'arrière du véhicule, un briquet et une quantité importante de pages de journaux froissées. Il a aussitôt été placé en garde à vue pour "tentative de destruction par incendie".
Un suspect inconnu des services de police
Âgé de 46 ans et de nationalité française, le suspect est domicilié à Melun. Il n'est pas connu des services de police, précise BFMTV.
Cette interpellation porte à sept le nombre de personnes placées en garde à vue depuis le début de l'enquête. Deux d'entre elles ont depuis pris fin, les enquêteurs n'ayant pas réuni assez d'éléments probants. Cinq restaient donc actives ce mercredi matin. Parmi elles figure celle du pompier volontaire, qui a reconnu avoir "mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence" à Arbonne-la-Forêt, comme l'a indiqué ce mardi la procureure de la République de Fontainebleau, Diane Ngomsik.
Les images impressionnantes de la forêt de #Fontainebleau après le passage des flammes. pic.twitter.com/lv5sMEwF19
— CLPRESS / Agence de presse (@CLPRESSFR) July 13, 2026
Un feu fixé mais pas éteint
L'enquête a été confiée à la section de recherches (SR) de la gendarmerie de Paris. Le parquet de Fontainebleau, qui a ouvert une enquête en flagrance, a estimé "qu'au regard notamment de la multiplicité des départs de feu, toutes les hypothèses, tant accidentelle que volontaire, devaient être explorées".
Sur le terrain, le feu est désormais fixé, après avoir parcouru environ 2 050 hectares depuis dimanche. Mais la partie n'est pas terminée pour les soldats du feu. Sous terre, des "feux zombies" continuent de couver dans un sol propice aux reprises : les pompiers pourraient devoir batailler "des semaines" avant l'extinction complète.