Le samedi 5 septembre 2026 à 17:04
Les conclusions des autopsies pratiquées sur les quatre membres d'une même famille retrouvés morts à Gy (Haute-Saône) le 2 septembre ont été livrées par le parquet de Vesoul, samedi 5 septembre. Les deux garçons, âgés de 6 et 10 ans, ont chacun été tués d'un tir de fusil de chasse dans le dos. La femme de 74 ans, elle, a succombé à trois coups de couteau. L'hypothèse privilégiée à ce stade des investigations reste celle d'un père de famille de 42 ans, en instance de séparation, qui aurait donné la mort aux trois autres avant de retourner l'arme contre lui.
Les gendarmes de la brigade de proximité de Gy sont intervenus au domicile de cette famille de la commune ce mercredi 2 septembre, prévenus par l'auteur présumé lui-même. Les militaires ont été appelés "après que le père de famille a signalé avoir tué ses enfants", indique le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt, dans son communiqué.
À leur arrivée sur les lieux, les forces de l'ordre ont découvert quatre corps sans vie : ceux de deux garçons de 6 et 10 ans, d'une femme de 74 ans et d'un homme de 42 ans. Les deux enfants ont été identifiés comme les fils de l'homme retrouvé décédé, et la femme comme la mère de son épouse. Les corps des adultes se trouvaient dans un bungalow situé sur la propriété, ceux des enfants dans un véhicule utilitaire stationné à proximité.
Des premiers éléments recueillis par l'enquête, il ressort que "les deux enfants et l'homme de 42 ans auraient été tués à l'aide d'un fusil de chasse à canon juxtaposé de calibre 12 millimètres", précise le parquet. Le magistrat expose l'hypothèse retenue à ce stade : "le père de famille, en instance de séparation, aurait donné la mort aux trois autres personnes avant de retourner l'arme contre lui". L'homme n'avait jamais été condamné pour des atteintes aux personnes.
Un tir unique dans le dos de chaque enfant
Les quatre corps ont depuis été autopsiés. Pour les deux garçons, le décès "est directement en rapport avec un tir d'arme à feu unique sur chacun des enfants, porté à la face postérieure du tronc", rapporte le procureur. "Le médecin légiste indique que ses constatations permettent d'envisager un tir à courte distance", poursuit le communiqué, qui souligne qu'aucune autre lésion suspecte n'a été relevée sur leur corps.
La mort de la femme de 74 ans est en revanche la conséquence "d'une hémorragie majeure, consécutive à trois coups de couteau portés dans le thorax et l'abdomen". Le légiste relève que "ces coups ont été portés avec une grande violence". Le praticien a également constaté sur le visage, les membres supérieurs et le thorax de la victime "des ecchymoses consécutives à des coups portés ou à des saisies". Enfin, les constatations effectuées au niveau du cou sont "fortement évocatrices d'une strangulation manuelle, qui a pu participer au décès dans une moindre mesure", écrit le parquet.
Le décès du père de famille, lui, est la conséquence directe "d'un tir d'arme à feu unique porté en région mentonnière, du bas vers le haut". Ce tir a probablement été effectué à bout touchant, indique le communiqué.
Les supports numériques exploités
Les investigations se poursuivent. Elles portent notamment sur "les supports numériques saisis" et sur "les échanges susceptibles d'avoir eu lieu avant ou au moment des faits", détaille le procureur de la République de Vesoul. Des analyses complémentaires ont par ailleurs été ordonnées afin de préciser encore les circonstances dans lesquelles les faits ont été commis.
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