Espagne : Quatre Français arrêtés à Séville pour le viol de deux mineures, les faits ont été filmés


Illustration. (Shutterstock)

Les quatre suspects ont été interpellés alors qu’ils se trouvaient à l’aéroport de Séville, en Andalousie (Espagne). Ils allaient prendre un vol en direction de Paris.

Quatre Français âgés de 20 à 25 ans ont été arrêtés à Séville ce lundi. Ils sont accusés d’avoir violé deux mineures espagnoles relate le journal régional Diario de Sevilla. La police a annoncé dans un communiqué avoir retrouvé et interpellé les quatre suspects en moins de six heures, lorsqu’elle a été informée des faits.

Les quatre suspects français se trouvaient à l’aéroport San Pablo de Séville et allaient embarquer à bord d’un vol en direction de Paris.

Les deux victimes âgées de 15 et 16 ans ont expliqué avoir rencontré les mis en cause sur une terrasse de la bien connue promenade d’Hercule. Ces derniers les ont invitées à prendre des verres avant de rapidement leur proposer de se rendre dans l’appartement avec piscine, qu’ils avaient loué pour quelques jours.

La scène a été filmée

Les deux adolescents ont accepté la proposition. Une fois dans le logement, elles ont de nouveau consommé de l’alcool puis les Français auraient profité de leur état d’« ébriété et de leur confusion », pour les violer. Elle ont opposé une résistance physique, en vain. La scène a été filmée par les Français avec un téléphone portable a précisé la police.


Les deux victimes n’ont pas alerté la police dans un premier temps et se sont rendues à l’hôpital lundi. Les forces de l’ordre ont alors été alertées par le personnel soignant. Une enquête a alors été ouverte et les quatre mis en cause ont été interpellés quelques heures plus tard alors qu’ils se trouvaient à l’aéroport. Ils ont été placés en garde à vue.

En juin 2019, la Cour suprême espagnole a condamné à 15 ans de prison un groupe de cinq hommes surnommé « la Meute », pour le viol en réunion en juillet 2016 d’une jeune femme à Pampelune, durant les fêtes populaires de la San Fermín. L’affaire avait provoqué une vague d’indignations en Espagne et entrainé des manifestations féministes après la condamnation des mis en cause, en 2018 en première instance, à 9 ans de prison pour abus sexuel et non pour viol.