Essonne : 2000 personnes participent à une rave party sauvage durant toute une nuit à Vigneux-sur-Seine


2000 personnes ont participé à une rave party durant la nuit de samedi à dimanche à Vigneux-sur-Seine. (capture écran vidéo/DR)

Près de 2000 fêtards se sont installés sur un terrain de Vigneux-sur-Seine (Essonne) dans la nuit de samedi à dimanche, pour une rave party.

2000 personnes rassemblées pour une nuit de fête, en toute illégalité, durant cette période de crise sanitaire, alors même que les indicateurs montrent une dégradation de la situation épidémique ces dernières semaines. Les forces de l’ordre n’ont pu évacuer ces centaines de personnes qu’à 6 heures ce dimanche matin.

Ces dernières s’étaient installées ce samedi soir sur un terrain situé entre l’écluse de la Seine et la gare de Vigneux. Les policiers sont intervenus et ont bloqué l’accès au site. « Sans ça, nous aurions eu 1500 personnes de plus », a précisé le maire de la commune, Thomas Chazal, au journal Le Parisien.

Les fêtards avaient bien préparé leur nuit : « Il y avait un chapiteau immense, des food-trucks, des toilettes mobiles… », a-t-il expliqué.

« La Municipalité condamne aussi le saccage du terrain et la méthode employée par les organisateurs qui ont abusé les locataires du terrain de moto cross, propriété du Port autonome de Paris, prétextant un tournage vidéo, pour organiser ce type de rassemblement illégal qui frappe de nombreuses communes sur toute la France », peut-on lire sur le site de la municipalité.

Des images amateurs ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Elles permettent de constater l’ampleur de l’événement et surtout l’absence totale de distanciation sociale, même si certains fêtards portaient un masque.

La personne a l’origine de cette nuit festive pourrait être poursuivie pour mise en danger d’autrui, au regard de l’épidémie de Covid-19.


Selon la préfecture de l’Essonne, il n’était pas possible pour les forces de l’ordre d’intervenir dans la nuit car « le terrain était bordé par la Seine et la voie ferrée ». « Il était impossible de confisquer le matériel tout de suite car il y aurait eu un risque de dispersion et donc de danger pour les personnes », a détaillé Christophe Deschamps, sous préfet de permanence, à nos confrères.

Un syndicat de police dénonce un manque d’effectifs

Mais pour le syndicat Alliance police nationale du département, le manque d’effectif a empêché la moindre intervention. « Que peuvent faire 50 policiers face à 2000 personnes ? », s’interroge Claude Carillo, secrétaire départemental de l’organisation syndicale de gardiens de la paix et gradés. « La réforme d’agglomération se poursuit malgré le manque d’effectifs et de moyens », déplore Alliance 91 sur Facebook. Ce changement va entraîner la mutualisation des effectifs et des commissariats qui vont passer de quinze à six.

Le président du Conseil départemental de l’Essonne François Durovray évoque au lendemain de cette rave party sauvage, une situation « inadmissible ». « Aucune information aux élus du territoire, les forces de l’ordre débordées, des nuisances insupportables pour les riverains, et bien sûr aucune distanciation sociale », a-t-il écrit sur Facebook, ajoutant avoir « demandé une enquête » au préfet de l’Essonne.