Essonne : 4 mois de prison ferme pour deux hommes qui ont roué de coups un policier en civil


Illustration. (photo Guillaume Bonnefont/Ip3 Press/Maxppp)

Deux hommes en situation irrégulière en France ont été jugés ce vendredi par le tribunal correctionnel d’Évry (Essonne) pour avoir frappé un policier en civil à la gare de Massy-Palaiseau, alors qu’il s’interposait face à eux. Ils ont été reconnus coupables.

Ils ont été conduits en prison dès la fin de leur procès qui a eu lieu ce vendredi à Évry. Les deux prévenus étaient jugés pour une violente agression contre un policier hors service qui avait fait état de sa qualité. Ils ont écopé de quatre mois de prison ferme.

Lundi soir vers 21 heures, ce fonctionnaire de police était sur le chemin du commissariat de Palaiseau où il travaille, lorsqu’il a remarqué que trois individus s’en prenaient aux passagers se trouvant en gare de Massy-Palaiseau. Aucun agent RATP n’était disponible et le fonctionnaire a contacté ses collègues par téléphone.

Des coups « à la tête et sur le haut du corps »

Il a néanmoins décidé d’intervenir avant leur arrivée. A la barre, le policier a indiqué qu’il avait aperçu l’un des suspects qui tentait de voler un vélo à l’extérieur de la gare détaille Le Parisien. Après lui avoir demandé ce qu’il faisait, l’homme l’a frappé avec sa sacoche. L’agresseur a alors fait tomber son téléphone par terre et lorsque le policier a voulu le ramasser, il a été roué de coups. « Il s’est mis à me frapper à la tête et sur le haut du corps. Son camarade est immédiatement venu à la rescousse et m’a frappé aussi », a-t-il décrit.

Les deux mis en cause, qui avaient été rapidement interpellés après les faits alors qu’ils étaient en état d’ivresse, ont nié cette version des faits. Ayoub, un jeune Marocain de 20 ans en situation irrégulière comme le second prévenu, a affirmé lors de l’audience que c’est le policier qui l’avait frappé le premier. Aucun blessure n’a pourtant été constatée sur son corps lors de la visite chez le médecin, tandis que la victime s’est vu quant à elle attribuer six jours d’Incapacité totale de travail (ITT). Il a notamment une dent cassée. Le second prévenu de 28 ans a essayé de minimiser son implication. Leur récit n’a donc pas du tout convaincu le tribunal.