Essonne : Déjà victime d’attouchements sexuels au collège, une ado dépose plainte cette fois pour viol


Illustration. (Adobe Stock)

L’adolescente de 13 ans se disait encore victime de menaces de la part des agresseurs, qui lui avait fait subir des attouchements au collège l’année dernière. Elle a, cette fois, déposé plainte pour un viol qui serait survenu le 23 janvier dernier.

Une collégienne se trouve toujours hospitalisée en Île-de-France, tétanisée à l’idée que son agresseur ne revienne, trois semaines après cette nouvelle agression. Le viol dénoncé a eu lieu à la fin du mois de janvier, à Boussy-Saint-Antoine (Essonne).

Après avoir quitté le restaurant McDonald’s situé sur la commune en compagnie de deux amies, toutes trois auraient rejoint une connaissance, un adolescent de 17 ans déscolarisé et défavorablement connu des services de police locaux.

Une fellation imposée

L’une des jeunes filles aurait été emmenée dans un fourré du quartier Nérac, en vis-à-vis du McDonald’s, et aurait eu un rapport sexuel avec l’adolescent, relate Le Parisien. L’une des deux autres filles, qui avait été victime d’attouchements l’année précédente, s’est quant à elle plainte d’avoir été forcée à lui faire une fellation.

Sous le choc et anéantie, elle a erré jusqu’à un pont entre Boussy-Saint-Antoine et Epinay-sous-Sénart, d’où elle voulait se jeter. Elle a crié avoir été victime d’une trahison de la part de ses amies qui lui auraient tendue un piège en la faisant venir au McDonald’s.


Sauvée in extremis par les pompiers

C’est au niveau de ce pont, que les pompiers l’ont rattrapée in extremis avant un drame. L’adolescente, qui leur a alors raconté le viol qu’elle venait de subir, a été conduite à l’hôpital.

Une enquête a été ouverte le jour-même pour « viol sur mineure de moins de 15 ans » par le parquet d’Evry-Courcouronnes.

Victime d’une agression sexuelle l’année précédente

En février 2019, l’adolescente elle avait été victime d’une agression sexuelle au sein de son collège, à Epinay-sous-Sénart. Trois camarades du même âge avaient agi à l’occasion de la « journée de la fesse ».

Selon les règles édictées par des élèves sur les réseaux sociaux, les filles pouvaient toucher les fesses des garçons, et vice-versa, durant cette journée. Trois élèves l’avaient suivie et lui avaient fait des attouchements.

Une plainte pour atteinte sexuelle commise en réunion avait été déposée par sa mère. Âgés de 13 ans, les auteurs de ces faits avaient fait l’objet d’un rappel à la loi et ont dû indemniser leur victime.

Des menaces depuis cette condamnation

L’adolescente subissait des menaces depuis ces faits condamnés par la justice, selon sa mère. D’après cette dernière, « les premiers agresseurs et le suspect du viol se connaissent », rapporte le quotidien francilien.

Au mois de décembre, un ami des trois condamnés aurait menacé sa fille : « Il va t’arriver plus grave que la dernière fois ». Ce jour-là, l’adolescente apeurée avait été escortée par la police municipale d’Epinay-sous-Sénart jusqu’à son domicile, et une plainte avait été déposée pour violences et menaces au commissariat de Brunoy.