Essonne : Ils vendaient de la drogue sur Snapchat, 64 kg de cannabis saisis et trois suspects écroués


Les gendarmes ont mis la main sur 64 kilos de cannabis et près de 2000 euros. (photo gendarmerie)

Les gendarmes de l’Essonne ont mis fin à un important trafic de stupéfiants qui passait par le réseau social Snapchat. Trois suspects ont été mis en examen et écroués.


La communication des dealers se faisait sur Snapchat et permettait de trouver de nouveaux clients. Les gendarmes de la brigade de recherches d’Evry-Courcouronnes ont fini par identifier les trois suspects à la tête de ce trafic, et une opération a été menée le 4 janvier dernier pour les interpeller explique 20 minutes. Deux hommes âgés de 19 et 30 ans ainsi qu’une femme de 40 ans ont été interpellés à Clairefontaine (Yvelines), avant d’être placés en garde à vue.

Les mis en cause sont accusés d’avoir vendu du cannabis dans les six départements de l’Île-de-France, mais également dans la région lyonnaise. Des documents découverts durant la perquisition de chaque domicile en attestent. Par ailleurs, les gendarmes ont saisi 64 kilos de résine de d’herbe de cannabis ainsi que près de 2000 euros en numéraire. Une arme de poing factice a aussi été découverte.

« Click and collect » ou des livraisons

Pour écouler la drogue, les trois suspects louaient des appartements sur la plateforme Airbnb et faisaient ensuite du « click and collect » mais aussi de la livraison. Une méthode souvent appelée « Uber shit » dans le jargon des forces de l’ordre. Les enquêteurs ont fini par coincer le trio au cours de leur travail d’investigations, basé notamment sur des écoutes téléphoniques.

Une information judiciaire a été ouverte dans ce dossier et les trois suspects, déjà bien connus des forces de l’ordre, ont été mis en examen avant d’être placés en détention provisoire. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’autres éventuels complices.

Sur Snapchat, le jour des interpellations, un message a été posté sur le compte « Caliweed » : « Nous somme acuellement fermé. Ne vous inquiétez pas, nous seron de retour très bientôt ». « Ouverture mardi » était-il également mentionné. Depuis, les trois dealers présumés dorment en prison.