Eure : Le corps d’un homme découvert chez lui avec un couteau planté dans le crâne


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Les enquêteurs pensent que le meurtre aurait été perpétré, juste avant les mesures de confinement, par un suspect qui craignait de ne pouvoir récupérer une dette de stupéfiants par la suite.

La macabre découverte a été faite mardi dernier, par la mère du défunt qui lui rendait visite à Morgny (Eure). C’est avec stupeur qu’elle a trouvé le corps de son fils âgé de 45 ans, gisant dans une flaque de sang avec un couteau planté dans le crâne, relate Le Parisien.

De nombreuses plaies sur le corps

Les gendarmes ont été alertés vers 11 heures, à peine une heure avant la mise en oeuvre des mesures de confinement liées à la pandémie de Covid-19. Des spécialistes de l’identification criminelle ont procédé aux constatations sur la scène de crime et les enquêteurs de la section de recherches (SR) de Rouen été chargés des investigations.

Une autopsie a été pratiquée sur le cadavre et a révélé la présence de nombreuses plaies causées par arme blanche, ainsi qu’une plaie consécutive à un coup porté avec un pied de biche.

Un suspect mis en examen et écroué

La victime étant connue pour être proche du milieu du trafic de cannabis, les gendarmes se sont intéressés à ses relations troubles. Cinq individus en contact avec le quadragénaire et gravitant dans ce milieu ont été interpellés et placés en garde à vue jeudi matin.


Leurs domiciles ont été perquisitionnés mais seul l’un d’entre eux a finalement été déféré devant la justice. Samedi, ce jeune homme de 24 ans a été mis en examen pour « homicide » et placé en détention provisoire. Habitant Etrépagny, il était déjà défavorablement connu des services pour trafic de drogue. Des analyses ADN ont permis de le confondre.

Il prétexte un cambriolage qui aurait dégénéré

Face aux enquêteurs, le suspect avait confié être l’auteur du meurtre, en affirmant toutefois qu’il s’agissait d’un cambriolage nocturne qui avait dégénéré. Les gendarmes ont appris qu’il s’était débarrassé des vêtements et chaussures qu’il portait la nuit du drame, et qu’il avait tenté de les incendier.

Le jeune homme a d’ailleurs conduit les enquêteurs sur place. Malgré la coopération du suspect, ces derniers mettent en doute sa version des faits et pensent plutôt que le crime aurait pour mobile un règlement de comptes lié à une dette de stupéfiants. Les investigations se poursuivent sous la direction d’un juge d’instruction d’Evreux.