Evry : Le braqueur reconnaît les faits mais est relaxé pour un vice de procédure


Illustration. (Shutterstock)

Un homme a été relaxé par le tribunal correctionnel d’Evry (Essonne) ce jeudi pour le braquage d’une boulangerie. Il avait pourtant reconnu les faits.


Il portait un masque de clown et une combinaison de peintre lorsqu’il a braqué une boulangerie située cours Blaise-Pascal à Évry (Essonne) le 1er novembre dernier, muni d’un pistolet à air comprimé. L’auteur présumé des faits avait été interpellé peu après raconte Le Parisien.

Jugé ce jeudi par le tribunal correctionnel d’Evry, le prévenu a reconnu les faits. Il a finalement été relaxé suite à un vice de procédure : les faits reprochés à cet homme avaient été datés par erreur au 28 octobre. Le procureur de la République avait requis une peine de 4 ans de prison dans ce dossier.

Le braqueur avait été filmé par un témoin. (DR)

Deux autres vols à main armée ont été évoqués au cours de cette audience, qui seraient l’œuvre de cet homme. Le 28 octobre dernier, un individu a dérobé 4800 euros dans un bar-tabac sous la menace d’une arme. L’agresseur portait aussi une combinaison de peintre mais avait un masque représentant une tête de mort.

10 jours plus tôt, c’est un supermarché G20 qui avait été braqué. 500 euros avaient été dérobés par un individu au visage dissimulé sous une capuche. Deux braquages pour lesquels le prévenu a aussi été relaxé au bénéfice du doute.


Condamné pour avoir insulté et menacé de mort les policiers

Après son interpellation le 1er novembre, 12 policiers ont déposé plainte contre le mis en cause pour outrages et menaces de mort. « Les policiers m’ont insulté les premiers. Je n’ai fait que me défendre », s’est-il justifié à la barre.

Pour ces faits, l’homme a écopé d’une peine de 6 mois de prison et devra verser de 300 à 800 euros de dommages et intérêts à chacune des victimes insultées et menacées.

Déjà condamné et écroué la semaine dernière

Pour être jugé ce jeudi, le prévenu a été extrait de sa cellule de prison. Il venait d’être condamné le 18 décembre dernier pour avoir incendié la voiture de son ex-maîtresse et de sa belle-sœur. Un mandat de dépôt avait alors été délivré à son encontre.