Aisne : Un homme tue l'amant de sa femme avant de retourner l'arme contre lui

Le suspect a été retrouvé mort par arme à feu en début d'après-midi, quelques heures après les faits. Le parquet de Laon privilégie la thèse de l'homicide volontaire suivi d'un suicide.
Aisne : Un homme tue l'amant de sa femme avant de retourner l'arme contre lui
Illustration. (Arnaud Journois / PhotoPQR / Maxppp)
Par Actu17
Le jeudi 9 juillet 2026 à 11:37

Un homme est soupçonné d'avoir tué l'amant de sa femme avant de retourner son arme à feu contre lui, ce mercredi 8 juillet, dans l'Aisne. Le suspect a été retrouvé mort dans la journée, et la thèse privilégiée par le parquet de Laon est celle d'un homicide volontaire suivi d'un suicide.

Vers 06h30, les gendarmes ont été alertés par une femme domiciliée à Mons-en-Laonnois (Aisne), qui venait de recevoir un appel de son mari. Celui-ci lui aurait déclaré avoir "commis l'irréparable" en "tuant un homme avec lequel elle entretenait une liaison", a rapporté le procureur de la République de Laon, Jean-Baptiste Miot. Le couple était en instance de séparation depuis plusieurs semaines, une précision apportée par le magistrat dans un communiqué.

Les militaires se sont ensuite rendus à Chamouille, au domicile de la victime, âgée de 39 ans et située à une quinzaine de kilomètres de Mons-en-Laonnois. Ils l'ont découverte "mortellement touché par au moins deux tirs d'arme à feu", a indiqué le parquet.

Un important dispositif de recherches

Dans le même temps, d'importants moyens ont été mobilisés pour tenter de localiser le suspect. D'après France 3, 48 militaires ont été mobilisés, issus du groupement de gendarmerie, des Brigades de recherches de Laon et Soissons et de la Section de recherches d'Amiens, renforcés par des antennes locales du GIGN. Une équipe cynophile, un télépilote de drone et deux hélicoptères ont également été engagés.

Le suspect a été découvert mort par arme à feu en début d'après-midi, dans un bois près de Mons-en-Laonnois, entre cette commune et Laniscourt, selon nos confrères. "L'ensemble des éléments, et notamment un écrit laissé, outre la découverte d'un fusil à côté du corps, militent en faveur de la thèse d'un suicide par arme à feu", a précisé le procureur.

La procédure pourrait être classée

Les investigations doivent désormais permettre de déterminer le déroulé exact des faits. "Si la thèse de l'homicide volontaire suivi d'un suicide devait se confirmer, cette procédure ferait l'objet d'un classement pour cause d'extinction de l'action publique", a ajouté le parquet, en raison du décès du suspect.

L'épouse, ses enfants ainsi que la famille de la victime ont été pris en charge par la Maison de la protection des familles et l'association France Victimes 02.