Cédric Jubillar surpris au parloir en pleine relation sexuelle avec une visiteuse

Condamné en première instance pour le meurtre de son épouse Delphine, le détenu a été surpris avec une femme qui lui rendait visite pour la première fois. Le permis de visite de cette dernière a été suspendu.
Cédric Jubillar surpris au parloir en pleine relation sexuelle avec une visiteuse
Cédric Jubillar au tribunal d'Albi, le 13 octobre 2025. (Remy Gabalda / Maxppp)
Par Actu17
Le samedi 26 septembre 2026 à 22:09

Cédric Jubillar a été surpris cette semaine au parloir du centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses (Haute-Garonne) avec une visiteuse. Tous deux commençaient à avoir un rapport sexuel, pourtant interdit au parloir, rapporte Le Parisien. Ces faits se sont produits quelques jours avant la reconstitution prévue à Cagnac-les-Mines (Tarn). Le détenu de 39 ans a été condamné en première instance, en octobre 2025, pour le meurtre de son épouse, Delphine Jubillar. Il a finalement avoué ce crime en juillet dernier.

La scène a été découverte par le personnel pénitentiaire au cours d'une ronde. La femme était assise sur Cédric Jubillar, et les surveillants sont intervenus pour mettre un terme à la situation. Elle venait voir le détenu pour la première fois.

Une correspondance depuis un an

D'après La Dépêche, cette visiteuse entretenait une correspondance avec Cédric Jubillar depuis un an. Originaire du Sud-Est, elle aurait récemment insisté à plusieurs reprises pour obtenir un parloir, puis s'est déplacée jusqu'en Haute-Garonne pour le rencontrer. Il ne s'agit pas de la femme que la défense présente comme la confidente du détenu, et dont le soutien aurait compté dans sa décision de passer aux aveux.

"Les gestes d'affection ne sont pas interdits bien sûr, on peut même tolérer des baisers ou des gestes furtifs mais dès lors qu'ils se prolongent et prennent le chemin d'un ébat sexuel, nous intervenons immédiatement car c'est proscrit par le règlement", a expliqué une source pénitentiaire au Parisien. En France, les détenus peuvent avoir une vie intime dans les parloirs familiaux ou dans les Unités de vie familiale (UVF), des appartements aménagés à l'écart des cellules, où ils peuvent recevoir leurs proches entre 6 et 72 heures après accord de l'administration pénitentiaire. Le centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses ne dispose pas d'UVF.

Déjà sanctionné en 2024

L'administration pénitentiaire a suspendu à titre conservatoire le permis de visite de la femme, le temps de statuer sur son cas, et a prévenu les magistrats chargés du dossier. Cédric Jubillar s'expose de son côté à un passage devant la commission de discipline. Il avait déjà été sanctionné en 2024 pour une relation sexuelle au parloir avec sa compagne de l'époque. Il avait alors été privé de parloir pendant un mois et contraint à des visites derrière une vitre pendant quatre mois.

Des aveux après cinq ans de dénégations

Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Placé à l'isolement depuis sa mise en examen le 18 juin 2021, Cédric Jubillar avait toujours clamé son innocence. Il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle le 17 octobre 2025 par la cour d'assises du Tarn.

L'ancien peintre-plaquiste a finalement reconnu les faits en juillet dernier, d'abord auprès de ses avocats, Me Pierre Debuisson et Me Guy Debuisson, puis devant la justice le 15 juillet. Cédric Jubillar a raconté avoir étranglée sa femme lors d'une dispute, dans un contexte de séparation. Le lendemain, il a guidé les enquêteurs jusqu'à un terrain agricole de Mailhoc, à une douzaine de kilomètres d'Albi, où les gendarmes ont exhumé deux fémurs, qui ont été identifié comme étant ceux Delphine Jubillar.

La reconstitution doit se dérouler le 2 octobre prochain à Cagnac-les-Mines, afin de vérifier si ses déclarations sont compatibles avec la disposition de la maison du couple notamment. La détention provisoire de Cédric Jubillar arrive à échéance le 20 octobre et devrait être prolongée. Son procès en appel, qui devait initialement s'ouvrir cette semaine, a été reporté. Il se tiendra du 30 avril au 14 mai 2027 devant la cour d'assises d'appel de la Haute-Garonne.