Grenoble : Un probable impact de balle découvert sur un fourgon de police après les émeutes du 17 octobre

Le moteur d'un fourgon de la compagnie départementale d'intervention a été atteint par un projectile qui a percé le capot. Les policiers à bord ne se sont rendu compte de rien sur le moment.
Grenoble : Un probable impact de balle découvert sur un fourgon de police après les émeutes du 17 octobre
Illustration. (A17)
Par Actu17
Le lundi 19 octobre 2026 à 18:06

Un fourgon de police aurait été touché par une balle samedi 17 octobre à Grenoble (Isère), pendant les importantes violences qui ont éclaté en marge de la manifestation contre la vie chère. Un impact a été relevé sur le capot, a fait savoir le syndicat de police Un1té. Aucune confirmation officielle n'a été apportée à ce stade sur ce qui a frappé le véhicule.

Le véhicule était engagé avec des policiers de la compagnie départementale d'intervention (CDI), mobilisés pour le maintien de l'ordre, précise Le Dauphiné. D'après le quotidien régional, le projectile a fini sa course dans le moteur, après avoir percé l'avant du capot. Les policiers à bord n'ont rien entendu au moment des faits, indique une source proche de l'affaire. Ils ont découvert ce probable impact de balle à leur retour au commissariat. Selon le syndicat, la carrosserie ne portait aucune trace de ce type avant la manifestation.

Des constatations de la police scientifique

Les premières constatations ont été réalisées par la police scientifique. Elles "laissent penser à 98 % qu'effectivement, il s'agit d'un projectile perforant", a affirmé Brice Gajean, secrétaire général d'Un1té en Isère, à France 3. "Une pierre, une bouteille ou tout autre projectile ne fait qu'une bosse, mais pas un trou dans la carrosserie", a-t-il ajouté.

Le moment et l'endroit précis du tir restent impossibles à déterminer, selon le syndicat. Samedi, les affrontements se sont étendus du centre-ville de Grenoble à sa périphérie. Les forces de l'ordre ont été visées par des tirs de mortiers d'artifice et des jets de pierres et de pavés. Dans un fourgon pris sous une pluie de projectiles, le bruit d'une balle et celui d'une pierre sont "difficilement différenciables", a expliqué le responsable syndical au Dauphiné.

«Mon collègue serait mort»

Brice Gajean souligne le danger auquel ont échappé les fonctionnaires. "Si ce projectile avait atteint un de mes collègues au niveau de son casque de maintien de l'ordre ou une de ses protections, mon collègue serait mort", a-t-il déclaré à France 3. Pour lui, une "étape supplémentaire" a été franchie dans les violences contre la police.

Les violences de samedi ont touché de nombreuses villes de France. Selon un dernier bilan, près de 2 400 personnes ont été interpellées et près d'un millier de policiers et de gendarmes ont été blessés. Ce lundi, Emmanuel Macron a refusé la démission du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a reconnu une "perte de contrôle" dans certaines villes.

Logo Actu17

Suivez l'actualité Police-Justice en direct, où que vous soyez.

→ Installer l'appli Actu17

DISPONIBLE SUR iOS · ANDROID · GRATUIT