Il traversait à trottinette : un adolescent de 14 ans tué par un TER dans le Pas-de-Calais

Les barrières du passage à niveau de Rœux, dans le Pas-de-Calais, font l'objet de vérifications après la mort d'un jeune garçon, dimanche soir. La victime circulait à trottinette et se trouvait avec un groupe de quatre à cinq adolescents.
Il traversait à trottinette : un adolescent de 14 ans tué par un TER dans le Pas-de-Calais
Un TER en gare de Beauvais, le 5 juin 2024. (Illustration / NGCHIYUI / Shutterstock)
Par Actu17
Le lundi 31 août 2026 à 12:18

Le drame s'est joué en quelques secondes, à un passage à niveau du Pas-de-Calais. Un adolescent de 14 ans a été mortellement fauché par un TER à Rœux, dimanche 30 août vers 20 heures. Le jeune garçon traversait la voie avec un groupe d'autres adolescents, dans cette commune d'environ 1 350 habitants située à une dizaine de kilomètres d'Arras. Une enquête judiciaire doit déterminer les circonstances exactes des faits.

Les jeunes se trouvaient aux abords de l'installation, à proximité de la gare de Rœux. La victime aurait traversé la voie ferrée sur une trottinette, d'après La Voix du Nord. "Selon les premiers éléments, un groupe de quatre jeunes se trouvait à proximité du passage à niveau lorsqu'un d'entre eux a été percuté par le train", indique la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué. Lancé à pleine vitesse, le convoi n'aurait pas pu être arrêté à temps, rapporte le quotidien régional.

Une trentaine de sapeurs-pompiers engagés

Les secours se sont rapidement déployés sur les lieux. Malgré l'intervention du SMUR, l'adolescent est décédé sur place. Une trentaine de sapeurs-pompiers ont été engagés, aux côtés d'une dizaine de militaires de la gendarmerie. Le pôle d'identification criminelle a également été dépêché. François-Xavier Lauch, préfet du Pas-de-Calais, a fait le déplacement dans la soirée.

Le TER, qui assurait la liaison entre Lille et Amiens, transportait 98 voyageurs et trois agents de la SNCF. Tous ont achevé leur trajet à bord de bus mis en place par la compagnie ferroviaire. La salle des fêtes du village a été transformée en cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP) pour assurer la prise en charge des témoins, très choqués, ainsi que "des personnes présentes sur les lieux ainsi que de la famille et des passagers qui le demandent", précise la préfecture.

Les barrières du passage à niveau vérifiées

Les investigations doivent désormais permettre d'établir le déroulé précis des faits. "L'enquête judiciaire dira quelles sont les circonstances dans lesquelles le groupe de quatre à cinq jeunes a traversé le passage à niveau", a déclaré le préfet à La Voix du Nord. Une question restait par ailleurs en suspens dimanche soir : les barrières fonctionnaient-elles normalement au moment de la collision ? SNCF Réseau a engagé des vérifications sur ce point.

Aucun train n'a pu circuler entre Arras et Douai pendant plusieurs heures, sur une ligne également empruntée par quelques TGV. Le trafic a été rétabli au cours de la nuit.