Le député LFI Sébastien Delogu dépose plainte pour menaces de mort et violences en réunion

Le député La France insoumise des Bouches-du-Rhône affirme avoir été pris à partie, menacé de mort et visé par des crachats lundi soir à Marseille, en raison de ses prises de position pro-palestiniennes. Le parquet a ouvert une enquête.
Le député LFI Sébastien Delogu dépose plainte pour menaces de mort et violences en réunion
Sébastien Delogu à Paris, le 9 juillet 2024. (Victor Velter / Shutterstock)
Par Actu17
Le mardi 26 mai 2026 à 22:38

Sébastien Delogu, député La France insoumise (LFI) des Bouches-du-Rhône, a déposé plainte, affirmant avoir été agressé et menacé de mort à Marseille ce lundi 25 mai dans la soirée. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête. Cette nouvelle affaire serait liée aux prises de position pro-palestiniennes de l'élu.

Les faits se sont produits dans les quartiers sud de la cité phocéenne. Le député a expliqué qu'il était arrêté à un feu rouge boulevard Michelet, dans le 8e arrondissement, peu après 20h30, sa vitre baissée. Un véhicule s'est alors arrêté à sa hauteur. Le conducteur l'aurait insulté et lui aurait reproché de ne pas aimer les juifs. Dans sa plainte consultée par l'AFP, l'élu affirme que l'homme lui a crié "Am Israel hai", soit "le peuple d'Israël vit".

Des crachats et des menaces de mort

L'agression est ensuite montée en intensité. L'individu aurait craché à plusieurs reprises, sur le véhicule puis sur le député lui-même. Il aurait menacé de mort Sébastien Delogu ainsi que sa mère, et insulté ses enfants, précise Le Figaro. Il aurait par ailleurs poursuivi le véhicule du député sur une courte distance. Au moment des faits, deux passagers se trouvaient dans la voiture de l'élu.

La plainte a été déposée pour menaces de mort et violences en réunion, précise Le Figaro. Le député s'est dit "très perturbé" par la situation.

Une enquête ouverte par le parquet

Le parquet de Marseille a confirmé l'ouverture d'une enquête pour "violences aggravées et menaces de mort contre une personne investie d'un mandat électif".

Ce n'est pas la première fois que l'élu est visé par ce type de faits. En août 2024, le parquet de Marseille avait déjà ouvert une enquête pour menaces de crime ou de délit contre un élu, à la suite de plaintes de Sébastien Delogu. L'une d'elles était, là aussi, en lien avec ses prises de position sur le conflit à Gaza.

L'élu s'était fait connaître du grand public en déployant un drapeau palestinien dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, lors d'une interpellation du gouvernement sur la situation à Gaza. Il avait par la suite été exclu des travaux de l'Assemblée nationale pendant 15 jours.