Le rappeur Gims en garde à vue dans une affaire de blanchiment en bande organisée

L'artiste, de son vrai nom Gandhi Djuna, a été interpellé ce mercredi matin à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par les douanes judiciaires. Les enquêteurs s'intéressent notamment à ses investissements dans un vaste projet immobilier à Marrakech.
Le rappeur Gims en garde à vue dans une affaire de blanchiment en bande organisée
Gims dans le clip de sa chanson, "Sois pas timide". (capture écran YouTube)
Par Actu17
Le mercredi 25 mars 2026 à 18:14 - MAJ mercredi 25 mars 2026 à 18:51

Le parquet anti-criminalité organisée (PNACO) a annoncé ce mercredi 25 mars que le rappeur Gims, de son vrai nom Gandhi Djuna, a été placé en garde à vue dans une affaire de blanchiment en bande organisée.

"Cette garde à vue a été réalisée sur commission rogatoire des juges d’instruction spécialisés du tribunal judiciaire de Paris et suivie par le PNACO", indique le parquet anti-criminalité organisée à Actu17. "Cette garde à vue porte sur des faits notamment de blanchiment en bande organisée".

Gims, qui vit entre Marrakech (Maroc) et Dubaï (Émirats arabes unis), a été interpellé ce mercredi matin à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par le service national des douanes judiciaires, à sa descente de l'avion, précise une source proche du dossier.

Selon Le Parisien, l'Office national antifraude (ONAF) a mené une enquête pendant plusieurs mois mettant en cause cinq anciens trafiquants de drogue de la région parisienne, soupçonnés de s'être reconvertis dans la criminalité financière. Ces suspects utilisaient un réseau complexe de sociétés établies dans plusieurs pays, dont les Émirats arabes unis, pour frauder la TVA, émettre de fausses factures et blanchir des fonds d'origine illégale.

Les enquêteurs s'intéressent spécifiquement aux investissements du chanteur dans un projet immobilier de luxe à Marrakech, le "Sunset Village Private Residences", qui prévoit la construction de 117 villas autour d'un lagon artificiel, pour un chiffre d'affaires potentiel estimé à 100 millions d'euros, précise le quotidien francilien. Cette partie du dossier a été initiée par une note de Tracfin. Le projet est porté par la société Horizon Development, dont les circuits de financement sont examinés par les enquêteurs.