Loire : Il ouvre le feu sur les gendarmes puis se donne la mort devant ses deux enfants

Les faits se sont produits ce lundi dans la soirée, dans un lotissement de Saint-Just-Saint-Rambert, dans la Loire. Le trentenaire, qui pratiquait le tir sportif, a mis fin à ses jours avant l'arrivée des gendarmes du GIGN.
Loire : Il ouvre le feu sur les gendarmes puis se donne la mort devant ses deux enfants
Illustration. (HJBC / Shutterstock)
Par Actu17
Le vendredi 24 juillet 2026 à 11:21

Un aide-soignant de 35 ans a ouvert le feu à sept reprises en direction des gendarmes venus intervenir à son domicile, ce lundi 20 juillet au soir à Saint-Just-Saint-Rambert (Loire), avant de se donner la mort en présence de ses deux enfants âgés de 2 et 3 ans. Aucun militaire n'a été blessé. Une enquête a été ouverte, notamment pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique, a indiqué le parquet de Saint-Étienne.

En fin de journée, c'est lui qui est allé chercher les deux enfants à la crèche, alors que son épouse devait s'en charger. C'est cette dernière qui a donné l'alerte à la gendarmerie. Des militaires ont été envoyés sur place, dans le lotissement des Colibris, vers 19h30, selon Le Progrès.

Sept tirs de calibre 9 mm en direction des gendarmes

Dès que le véhicule de la patrouille s'est présenté devant le domicile familial, le trentenaire a fait feu. "Il pratiquait le tir sportif et a ouvert le feu pour une raison indéterminée à sept reprises avec un pistolet de calibre 9 mm", a précisé le parquet stéphanois. Aucun des militaires n'a été atteint : ils ont pu se protéger "notamment à l'aide de leur véhicule", selon la même source.

Un seul gendarme a riposté. "L'un d'eux a ouvert le feu à une reprise en direction du tireur, sans l'atteindre", a ajouté le parquet.

Le forcené s'est donné la mort avant l'arrivée du GIGN

L'homme s'est ensuite retranché à l'intérieur du logement avec ses deux enfants. Des militaires du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) ont été appelés sur les lieux afin d'établir un contact avec lui, a indiqué au Progrès une source proche de l'enquête. Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) a lui aussi été alerté.

Mais l'unité d'élite n'a pas eu le temps d'intervenir. Le père de famille a mis fin à ses jours à l'intérieur du logement, sous les yeux de ses deux enfants.

L'enquête doit désormais déterminer les circonstances exactes du drame et le mobile des tirs, qui demeure inconnu. Le parquet de Saint-Étienne a précisé que "le couple n'avait pas d'antécédent judiciaire". Les militaires visés par les coups de feu sont sortis indemnes, mais choqués.