Le lundi 24 août 2026 à 11:36
Un détenu des Baumettes sorti quelques heures de prison pour l'anniversaire de sa mère a été condamné à 22 mois de détention supplémentaires par le tribunal correctionnel de Marseille, jeudi 20 août, après un refus d'obtempérer commis le jour même de sa permission de sortie. Whalid L., 31 ans, déjà condamné 17 fois, écope également d'une interdiction de repasser le permis de conduire pendant trois ans, rapporte La Provence.
Le 21 juin dernier, l'homme avait obtenu une permission exceptionnelle de quelques heures pour l'anniversaire de sa mère. Après avoir retrouvé celle-ci, puis s'être rendu chez un coiffeur, il a pris le volant d'un véhicule de grosse cylindrée. Peu avant 10 heures du matin, des fonctionnaires en patrouille boulevard des Dames, dans le 2e arrondissement, ont remarqué sa conduite. Ils ont tenté de procéder à son contrôle à proximité immédiate de l'hôtel de police.
Interpellé sur un chantier
Mais le conducteur a refusé de s'arrêter. Il s'est engagé rue de l'Évêché, a finalement abandonné son véhicule sur place et a tenté de semer les policiers à pied. Le fuyard a été interpellé sur un chantier situé à proximité. Les vérifications ont montré qu'il n'était pas titulaire d'un permis en cours de validité et qu'il se trouvait sous l'empire de produits stupéfiants.
«J'ai réfléchi à l'envers»
À la barre, le prévenu a reconnu les faits sans détour, résumant sa journée d'une formule qui n'a pas fait rire le tribunal : "À 8h, je sors de prison, à 10h je suis au commissariat !" "Mon collègue est venu avec une belle voiture, ça m'a donné l'envie, tout simplement. […] J'ai réfléchi à l'envers", a-t-il ajouté. "On dirait que vous le faites exprès monsieur", lui a répondu la présidente Marine Bruneu.
Le procureur de la République Alain Berthomieu a requis 22 mois d'emprisonnement ferme. Son avocat, Me Pascal Luongo, a plaidé en évoquant la très grave agression au couteau dont son client a été victime en 2024, qui aurait "altéré" son comportement et sa réflexion. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet.