Le mardi 4 août 2026 à 02:07
Un garçon de 2 ans a été retrouvé mort pendu, dimanche 2 août, dans un appartement de la cité des Marronniers, dans le 14e arrondissement de Marseille. Sa mère, le conjoint de celle-ci et une adolescente de 13 ans ont été placés en garde à vue.
Il est un peu plus de 14 heures quand les marins-pompiers de Marseille sont alertés pour une "rigidité cadavérique", quartier Saint-Barthélemy, rapporte La Provence, qui a révélé l'affaire. Les militaires sont dirigés vers un appartement du premier étage, où se trouve le petit garçon. "Il a été déclaré décédé par le médecin", ont indiqué les marins-pompiers.
Selon le quotidien régional, le garçonnet avait été couché pour la sieste dans une chambre du logement, avec ses frères et sœurs ainsi qu'une adolescente de 13 ans. Il a été découvert "pendu au fil d'une persienne". Le médecin du SAMU aurait relevé des marques de strangulation sur le cou de la petite victime.
Toujours d'après La Provence, c'est le conjoint de la mère, un jeune homme de 18 ans, qui a découvert le corps. En entrant dans la pièce où dormaient les enfants, il a d'abord remarqué qu'un lit avait été déplacé contre la fenêtre. Une source policière a précisé que l'alerte avait été donnée par l'adolescente de 13 ans, membre de la famille, et que l'enfant se trouvait sur ce lit rapproché de la fenêtre "avec des traces de strangulation."
Des explications qui ne collent pas avec l'heure du décès
Les premières constatations ont rapidement orienté les investigations. D'après une source de police citée par l'Agence France-Presse, la version livrée par la mère et son conjoint n'est pas en adéquation avec la température corporelle de l'enfant au vu de l'heure du décès. Un écart déterminant : les trois occupants du logement présents au moment des faits, la mère, son conjoint et l'adolescente, ont été interpellés dans la foulée et placés en garde à vue.
La piste accidentelle n'est pas écartée
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête, dont il a confié les investigations à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS). Les enquêteurs doivent déterminer les circonstances exactes et les causes du décès du garçonnet.
À ce stade, aucune hypothèse n'est privilégiée, pas même celle d'un jeu entre enfants qui aurait mal tourné. "Il pourrait s'agir d'un accident", a confié une source proche du dossier à La Provence, avec beaucoup de réserve.