Le jeudi 4 juin 2026 à 12:22
Une femme de 25 ans a été tuée de 58 coups de couteau dans son appartement à Martigues (Bouches-du-Rhône), ce lundi 1er juin. Son compagnon, un homme de 40 ans, a été mis en examen pour "homicide volontaire sur conjoint" et placé en détention provisoire, a annoncé le parquet d'Aix-en-Provence.
Les secours ont été appelés en début d'après-midi dans un appartement de la commune. C'est aux alentours de 16 heures que les pompiers ont découvert la jeune femme, inanimée sur le sol. Le corps présentait, selon le procureur de la République Jean-Luc Blachon, "plusieurs plaies saignantes sur les parties supérieures du corps". En arrêt cardio-respiratoire, elle est décédée malgré l'intervention des secours.
La version du compagnon
Sur place, les secours ont trouvé le compagnon de la victime, un homme de 40 ans. Selon le communiqué du parquet, il a "spontanément" expliqué avoir retrouvé "sa compagne inconsciente et ensanglantée" en rentrant de son travail, avant d'alerter "ses voisins pour solliciter leur aide". Face aux blessures constatées, l'homme a été interpellé et placé en garde à vue. Interrogé par les enquêteurs, il a affirmé ne pas être "l'auteur de cet homicide", selon le procureur.
Les premières conclusions de l'autopsie ont rapidement révélé la violence des coups portés. Le procureur de la République d'Aix-en-Provence a fait état, par communiqué, de "la présence de 58 plaies compatibles avec l'emploi d'un instrument piquant ou tranchant". Ces blessures étaient "localisées sur le torse, la tête et le cou" et "compatibles avec l'intervention d'un tiers", a précisé le magistrat.
Au "regard des constatations et investigations" réalisées par les enquêteurs, le compagnon a été déféré ce mercredi devant un juge d'instruction, saisi de faits d'homicide volontaire sur conjoint. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet.
Une hausse des féminicides conjugaux
Les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur, publiés en octobre, font état d'une hausse de 11% des féminicides conjugaux entre 2023 et 2024. Sur cette période, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint. Laurent Nuñez avait alors jugé la situation "insupportable" et assuré que la mobilisation des forces de l'ordre était "totale".