Paris : Un livreur Deliveroo condamné pour l'agression sexuelle d'une femme dans le hall d'un immeuble du XVIe

En avril dernier, un livreur de repas Deliveroo a agressé sexuellement une femme dans le hall d'un immeuble du XVIe arrondissement de Paris. Malgré une fausse identité, les enquêteurs du SAIP 16 sont parvenus à l'identifier et à l'interpeller. Il a été condamné à de la prison ferme.
Paris : Un livreur Deliveroo condamné pour l'agression sexuelle d'une femme dans le hall d'un immeuble du XVIe
Un livreur Deliveroo à Paris, le 28 décembre 2022. (Illustration / Victor Velter / Shutterstock)
Par Actu17
Le dimanche 5 juillet 2026 à 15:30

Un livreur travaillant pour l'application de livraison de repas Deliveroo a été condamné à Paris pour une agression sexuelle commise dans le hall d'une résidence du XVIe arrondissement. Les faits, qui se sont déroulés en avril dernier, ont été révélés par Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police Un1té, qui a salué le travail d'enquête ayant permis d'identifier l'auteur. Le mis en cause a été condamné en comparution immédiate à 18 mois d'emprisonnement, dont 10 mois ferme, a-t-on appris de source judiciaire.

Le 1er avril dernier, une femme s'abrite de la pluie sous le porche de l'immeuble lorsqu'un livreur l'aborde, un sac alimentaire à la main. Prétextant mal comprendre le français, l'homme lui demande de l'aider à sonner chez un client, puis de l'accompagner jusqu'à l'ascenseur. Mais une fois dans le hall, la situation bascule. "Le livreur devient agressif, saisit la victime par le poignet, la maintient de force, sort son sexe, se masturbe devant elle, et éjacule dans le hall de l'immeuble", détaille Linda Kebbab. La jeune femme parvient à s'échapper et se réfugie auprès des fonctionnaires d'une annexe du commissariat du XVIe arrondissement, où se trouve le service d'accueil et d'investigation de proximité (SAIP).

Une enquête minutieuse malgré une fausse identité

Les enquêteurs du SAIP se rendent aussitôt sur les lieux, mais l'auteur a déjà quitté l'immeuble après avoir terminé sa livraison. Les policiers constatent les traces laissées sur la scène et font procéder aux prélèvements biologiques par l'identité judiciaire. Le compte utilisé par le livreur sur la plateforme a été ouvert sous une fausse identité.

Malgré cet obstacle, les fonctionnaires remontent jusqu'au scooter utilisé le jour des faits et identifient son conducteur grâce à plusieurs recoupements, l'auteur étant déjà connu et ponctuellement interpellé pour différents faits. Son signalement est obtenu via un contrôle à la frontière italienne. Un tapissage photographique est organisé, à l'issue duquel la victime reconnaît formellement son agresseur. Le suspect est alors inscrit au fichier des personnes recherchées (FPR).

Des aveux confirmés par l'ADN

Interpellé quelques semaines plus tard par les policiers de la brigade des réseaux franciliens (BRF), le mis en cause nie d'abord les faits avant de reconnaître l'intégralité de l'agression. Son ADN, prélevé lors de l'enquête, confirme qu'il est bien l'auteur de l'agression sexuelle. Jugé en comparution immédiate ce jeudi 2 juillet, il est condamné à 18 mois d'emprisonnement, dont 8 mois avec sursis. Il est ressorti libre du tribunal et sera reconvoqué afin qu'il soit statué sur les modalités d'exécution de sa peine ferme.

Dans sa publication, Linda Kebbab salue "une procédure minutieuse qui permet d'identifier un auteur qui pensait pouvoir disparaître derrière une fausse identité". La responsable syndicale a adressé ses félicitations "aux enquêteurs du SAIP 16, à l'identité judiciaire et à l'ensemble des collègues mobilisés pour cette procédure exemplaire", avant d'avoir un mot pour la victime : "Bon courage à la victime dans son parcours de reconstruction."