Projet d'attentat à l'explosif dans le Nord : deux mineurs de 16 ans interpellés par la DGSI

Deux lycéens de 16 ans, soupçonnés d'avoir préparé une attaque inspirée par la propagande de l'État islamique, ont été interpellés dans le Nord par la DGSI. L'un d'eux avait déjà débuté la fabrication d'un explosif artisanal.
Projet d'attentat à l'explosif dans le Nord : deux mineurs de 16 ans interpellés par la DGSI
Le siège de la DGSI à Levallois-Perret. (Ip3 Press/Maxppp)
Par Actu17
Le vendredi 20 février 2026 à 21:09

Deux mineurs âgés de 16 ans ont été interpellés mardi 17 février 2026 dans le Nord par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans le cadre d'une enquête antiterroriste. L'un d'eux est soupçonné d'avoir projeté une action violente contre un centre commercial ou une salle de concert. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé ce vendredi l'ouverture d'une information judiciaire.

"Dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le PNAT début février 2026 et dont les investigations ont été confiées à la DGSI", les deux adolescents ont été interpellés mardi 17 février et "placés en garde à vue", a indiqué le parquet national antiterroriste ce vendredi soir.

Le premier mineur, "nourrissant une forme de fascination pour la propagande et les figures djihadistes, a reconnu avoir projeté de commettre une action violente dont la cible aurait pu être un centre commercial ou une salle de concert, avec emploi d'une arme à feu qu'il envisageait de dérober", a précisé le PNAT. Selon Le Parisien, le centre commercial visé serait un grand centre commercial très connu de Lille. Une photo montrant l'un des suspects désigner le siège du Conseil régional des Hauts-de-France, également installé à Lille, aurait aussi interrogé les enquêteurs.

TATP et ChatGPT

Par ailleurs, "manifestant un intérêt certain pour les explosifs, il [le mineur] a également admis avoir acquis des produits chimiques en vue de réaliser, à son domicile, des tests de combustion", a ajouté le PNAT. Toujours selon le quotidien régional, les préparatifs auraient débuté dès le mois de décembre dernier. Le meneur présumé du duo avait déjà débuté la fabrication de TATP, un explosif instable prisé des organisations djihadistes. Il aurait également utilisé ChatGPT pour élaborer son projet.

Le second mineur, "informé de ses projets, est soupçonné d'avoir contribué à renforcer ses convictions radicales violentes", selon le parquet antiterroriste.

Le PNAT a ouvert ce vendredi "une information judiciaire". "Des réquisitions aux fins de mise en examen du chef d'association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes visés par l'article 421-1 1° du code pénal ont été prises", a détaillé le parquet. Le placement "en détention provisoire" a été requis pour l'un des deux mineurs, tandis que le "contrôle judiciaire" a été requis pour l'autre.