Le vendredi 2 janvier 2026 à 14:52 - MAJ vendredi 2 janvier 2026 à 16:40
Un policier a été grièvement blessé par un chauffard refusant d'obtempérer à Pau (Pyrénées-Atlantiques) dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026. Le conducteur, âgé de 20 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. Il n'avait ni permis ni assurance, a indiqué le parquet, confirmant une information de La République des Pyrénées.
Il était environ 3 heures du matin lorsque des policiers ont remarqué, sur l'avenue de Saragosse, un automobiliste dont la plaque d'immatriculation n'est pas éclairée. Ils lui ordonnent de s'arrêter pour un contrôle mais le conducteur refuse et redémarre.
Les forces de l'ordre suivent le chauffard qui finit par s'arrêter sur l'avenue Jean-Mermoz. Les policiers descendent de leur véhicule pour procéder à l'interpellation du suspect, mais l'homme redémarre brutalement. Cette fois, il renverse l'un des fonctionnaires qui chute lourdement au sol. Le jeune chauffard a été interpellé peu après. Il était jusqu'ici inconnu des services de police.
21 jours d'ITT
Le policier blessé a été transporté à l'hôpital sans que son pronostic vital soit engagé. Dans un communiqué, l'UNSA Police "condamne avec la plus grande fermeté ces comportements inconscients mettant en danger la vie des policiers". L'organisation affirme que le chauffard a percuté "volontairement et violemment" le policier. Le syndicat "demande des renforts d'effectifs notamment à la nuit afin de mieux assurer la sécurité de nos collègues et de nos concitoyens" et réclame "une réponse pénale ferme afin de dissuader ces attitudes criminelles".
L'agent "a eu une double fracture au niveau des vertèbres, plus une entorse au niveau du genou", a indiqué Daniel Domengé, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale, à Ici. La victime s'est vu attribuer une incapacité totale de travail (ITT) de 21 jours, a souligné le parquet. "Beaucoup de voyous n'ont plus peur de foncer sur des collègues risquant de les tuer", estime Daniel Domengé. "Si on touche à un policier, on doit finir en prison".
"Nous espérons que l'auteur de ces faits sera sanctionné de manière exemplaire, à la hauteur de la gravité de ses actes", a également réagi le syndicat Un1té des Pyrénées-Atlantiques, dans un communiqué. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a fait savoir dans un communiqué qu'il "condamne avec la plus grande fermeté" les faits.