Rima Hassan convoquée par la police judiciaire à Paris, au lendemain de sa garde à vue

Au lendemain de sa garde à vue pour apologie du terrorisme, l'eurodéputée LFI est cette fois entendue en audition libre par la brigade de répression de la délinquance aux personnes, dans le cadre d'une enquête distincte.
Rima Hassan convoquée par la police judiciaire à Paris, au lendemain de sa garde à vue
Rima Hassan à Paris, le 20 juin 2024. (Idir Hakim FR / Shutterstock)
Par Actu17
Le vendredi 3 avril 2026 à 11:25

L'eurodéputée Rima Hassan, membre de La France insoumise (LFI), est arrivée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne, où elle était convoquée, au lendemain de sa garde à vue pour apologie du terrorisme dans les locaux du 2e district de police judiciaire (DPJ). Elle était attendue par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) et sera entendue en audition libre, selon une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien, dans le cadre d'une enquête différente de celle de la veille.

Son avocat, Me Vincent Brengarth, n'a pas précisé pour quels faits elle est entendue ce vendredi matin.

Jugée le 7 juillet pour «apologie de terrorisme»

La veille, Rima Hassan est ressortie libre de sa garde à vue en fin de soirée, avec une convocation devant le tribunal correctionnel le 7 juillet 2026 pour être jugée du chef d'apologie de terrorisme commise en ligne. Elle encourt une peine de 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende. Le parquet de Paris a précisé que "la fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC". "Ces éléments sont disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte", a ajouté le parquet, qui a également indiqué que l'eurodéputée avait fait l'objet de 16 procédures clôturées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH), dont 13 classées sans suite, et de 6 autres procédures toujours en cours.

"Sur 16 des procédures diligentées à l'encontre de Rima Hassan 13 ont fait l'objet d'un classement sans suite, nous attendons qu'un même traitement soit réservé au reste des procédures", a déclaré son avocat.

«Le tweet de Mme Hassan est grave»

Rima Hassan a contesté la présence de stupéfiants dans ses affaires. "Seule la présence de CBD a été constatée parmi mes effets personnels, ce qui est parfaitement légal et que j'utilise à des fins médicales", a-t-elle assuré. Son avocat a demandé "solennellement à la procureure de la République de Paris d'ouvrir une enquête préliminaire" concernant les fuites dans la presse, estimant que de "nombreuses fausses informations ont circulé" dans le but de "porter atteinte à Rima Hassan". Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a de son côté assuré sur Sud Radio que l'eurodéputée n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a pour sa part justifié le signalement à la justice du tweet de Rima Hassan. "C'était normal de faire un signalement, le tweet de Mme Hassan est grave, il n'y a pas d'acharnement", a-t-il fait valoir, affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer". "L'action politique doit rester dans les limites de l'État de droit", a-t-il ajouté.