Le samedi 16 mai 2026 à 22:08
Le corps d'une femme âgée de 68 ans a été découvert vendredi matin sur la voie publique à Saint-Prix (Val-d'Oise), avec des traces de strangulation. Son mari, âgé de 63 ans, a été interpellé quelques heures plus tard à leur résidence de Taverny et a reconnu les faits, selon des sources proches de l'affaire, confirmant une information de l'AFP.
Vers 06h30, la dépouille de la sexagénaire a été découverte le long d'une route par un chauffeur de bus, qui a aussitôt prévenu les secours. Sur place, les fonctionnaires ont constaté des marques de strangulation sur la victime. Le corps semblait avoir été déposé à cet endroit, a précisé l'une des sources.
Quelques heures plus tard, l'époux de la victime a été interpellé à leur résidence située à Taverny, non loin de là. "Le mari reconnaît les faits", a indiqué une source policière à l'AFP, sans donner davantage de précisions.
36 féminicides depuis le début de l'année
En début de semaine, des collectifs féministes ont interpellé le gouvernement pour qu'il intensifie sa lutte contre les violences au sein du couple, rappelant que 36 femmes ont perdu la vie depuis janvier sous les coups de leur conjoint ou ancien conjoint, dont "six en seulement neuf jours".
D'après le dernier bilan officiel rendu public en octobre, les féminicides conjugaux ont progressé de 11% entre 2023 et 2024 : 107 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ancien compagnon. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait alors jugé cette situation "insupportable" et assuré que la mobilisation des policiers et des gendarmes était "totale".
Le week-end précédent, toujours dans le même département, un agent de police municipale était soupçonné d'avoir tué par balles son ancienne compagne ainsi que leurs deux enfants de 9 et 13 ans, dans leur logement de Villers-en-Arthies, avant de se donner la mort avec son arme de service.